‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 3)Chapitre 155 sur 366 · De tabernaculo fœderis, III, c. IV · texte numérisé non relu

De tabernaculo fœderis, III, c. IV

4. De spoliis templi Hierosolimitani in arcu Titiano Romae conspiciiis.

Liber pontificalis, VHistoria iiiiscella, Procope, s'accordent à dire que le candélabre de Jérusalem devint en 455 la proie des Vandales de Genséric, fut transféré par eux à Carthage, puis au siècle suivant reconquis par Justinien et ramené à Constantinople. Il n'est pas possible de supposer que Pro cope et les autres auteurs cités, représentants de la tradition de l'ancien monde romain, aient commis sur ce point une grossière erreur. Il y a, il est vrai, quelque légère différence entre le candélabre sculpté sur l'arc de Titus et la description de \ Exode; mais il est vraisemblable que l'artiste se soit contenté de reproduire la forme générale du monument sans porter jusque dans les plus petits détails une scrupuleuse exactitude.

Le candélabre avait les sept bras recourbés : c'est ainsi que nous le voyons représenté sur l'arc de Titus et sur les monuments juifs exécutés avec le plus de soin, par exemple sur plusieurs sarcophages, dont l'un, très important, est au cimetière de la vigne Randanini, et un autre, de provenance inconnue, au musée Kircher (i) ; sur beaucoup d'inscriptions juives, de verres et de lampes. Les bras rectilignes plies à angle droit ou obtus sont une exception ; on ne les rencontre que dans des dessins moins soignés, plus sommaires, peut-être d'époque plus tardive. Le « graffito » et les peintures du cimetière de la voie Labicane nous offrent toujours des bras recourbés, donc la forme la plus régulière, la plus authentique, et partant la plus ancienne. Dans cette image, si souvent répétée sur les monuments, nous devons reconnaître une profession solennelle de judaïsme.

Outre le candélabre, notre « graffito^» nous offre quelques autres symboles qu'il est nécessaire de décrire et d'expliquer. Au-dessous du candélabre on distingue très bien, malgré la cassure de l'enduit, une petite palme et un peu plus bas la partie supérieure d'un objet de forme courbe. Dans le premier je reconnais le bouquet de plantes aromatiques appelé par les rabbins 2'?'i'7, <i lulab », qui se terminait précisément par une palme ; dans le second, le fruit du cèdre.

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