I. Garnicci, llcimitero ebraico di Venosa in PiigUa, p. i
fréquemment employé dans les cérémonies religieuses. Nous voyons ces symboles représentés dans les monnaies juives, attribuées au grand-prêtre Jaddo, qui portent la date de l'an IV de la libération d'Israël (^), dans les monnaies de la fameuse révolte de Barchocheba, au temps d'Hadrien (=), et dans quelques verres juifs publiés par Garrucci (3). Josèphe Flavius et les auteurs de la MiscJina font mention du «lulab». Il est certain que le « lulab » et le cèdre rappelaient la joyeuse fête des Tabernacles, car en cette circonstance les Juifs devaient, suivant les prescriptions du Lévitique (+), danser en tenant en main Qn^ri 7123, Kapath thimarim, <i spatulae palmarum )>, et Tin ]*y n?, péri ghetz hadar, « fructus arboris pulcherrimae», c'est-à-dire le fruit du cèdre. Ces emblèmes complétaient donc l'idée suggérée par le candélabre : ils rappelaient au peuple non seulement le temple, mais encore les fêtes solennelles célébrées dans la sainte Sion, vers laquelle devait être sans cesse tournée la pensée des Hébreux. Sur les monuments sépulcraux, ils exprimaient de plus le souhait que les chers défunts dormissent en paix à l'ombre des sacrés tabernacles du vrai Dieu.
7. Fragment de terre cuite ayant servi à fermer un « loculus ». On y voit peint en rouge un objet de forme étrange, un gros tronc planté verticalement, autour duquel s'enroule une bande d'étoffe, et qui soutient une traverse horizontale d'oij pendent des voiles. C'est sans doute une grossière représentation des tentes sous lesquelles le peuple d'Israël devait, chaque année, pendant sept jours, demeurer à l'occasion de la fête des Tabernacles, en souvenir du séjour que ses pères avaient fait sous la tente en fuyant la servitude d'Egypte. Symbole nouveau jusqu'à présent, et de grande importance. Il éclaire l'interprétation donnée plus haut du « lulab » et du cèdre. On doit observer que le souvenir de la fête des Tabernacles avait pour les Juifs de la dispersion une
1. De Saulcy, Recherches sur la nutnistnati que judaïque, Paris, 1854, p. 21 sq.