Cf. Nuov. bullett., 1901, n
même dont se servit S. Pierre chez Pudens, la chaise cunile de Pudens : c'est une conjecture imaginée pour la première fois au XVI le siècle par Febeo (i), M. de Rossi a constaté, en 1867, que la chaire actuelle n'a pas la forme des chaises curules antiques ; elle est byzantine et a dû être faite vers le VI^ siècle. Quatre ou cinq petits fragments tout rongés y sont enchâssés : c'est sans doute tout ce qui reste de la chaire primitive. Les décorations sont en ivoire et de style classique ; elles représentent les travaux d'Hercule. On ne les eût pas laissées si la chaire était primitive, si même elle datait du III^ ou du IV^ siècle ; au VI^ ou VII^, elles ne pouvaient plus avoir aucune signification païenne (2).
On a fait également des suppositions inadmissibles relativement à l'ancienneté de la STATUE DE S. PIERRE. L'opinion la plus vraisemblable est celle qui y voit un ouvrage du
V*^ siècle ; on peut certainement , ^ ^,.„..-.
reconnaître dans le monument des traces de style antique. Elle était placée primitivement dans l'oratoire de St-Martin ; elle fut ensuite transportée dans la chapelle des Sts-Procès et Martinien ; sa place actuelle a été déterminée par Paul V.
L'autre statue de S. Pierre, en marbre, qui se voit dans les cryptes Vaticanes, est une statue
ancienne, dont la tête et les bras ont été changés à une époque relativement récente, peut-être au commencement de la Renaissance.
Un grand nombre d'inscriptions étaient autrefois placées dans le cimetière et la basilique. De plusieurs centaines il ne reste qu'une trentaine. A part celle d'Hadrien l^^ (^) et
I. Phoebeus, De identitate calhedrae in qua S. Petrus Rotnae prh?ium sedit et de aniiquitale et praestantia solemnitalis cathedrae Romo7iae, Rome, 1666.
z. Cf. de Rossi, Bullethio, 1867, p. 33 sq. — Mgr Duchesne ne croit pas pouvoir admettre toutes les conclusions de M. de Rossi. Cf. Origines du culte chrétien, p. 268, not. 3.