S . OUI
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///SSIMO ///lO ///ATER SPIRITVM TVVM DEVS REFRIGERET
De la même région provient l'inscription suivante, aujourd'hui dans l'escalier de la basilique avec plusieurs autres de même origine :
FL • AGRIPPIMAE ■ VLPIAE • AGRIPPIMAE • FILIAE • DVLCISSIMAE
Nous avons là deux noms appartenant à la famille impériale ; on sait que les empereurs donnaient leur nom aux esclaves affranchis par eux.
II. Région du IIP siècle. — Cette région, peu étendue, était à droite de la basilique, et fut détruite en grande partie par la construction de l'édifice. Elle n'est pas représentée sur notre plan. Voici deux remarquables inscriptions tirées de cette région :
///VIVAS ///ET IN DIE resurrcctionis aDEAM cum fiducia ad tribu^AL CRISTI
Dans ce curieux monogramme, on peut reconnaître, avec M. Armellini, une alliance du monogramme du Sauveur et de la croix ; le C devrait alors se lire CUJTHP.
C'est dans cette région ou au moins entre les deux noyaux primitifs que devait être située la crypte de Ste-Agnès. Nous
ne savons pas quelle en fut la forme primitive, rien ne permet de le retrouver ; les fouilles de 1901 nous ont seulement rendu, sous le grand autel, une galerie qui touche le tombeau. Le Musée de Naples possède une inscription venant de Rome et peut-être de la voie Nomentane, dans laquelle on pourrait voir, selon M. Armellini, l'inscription primitive du « loculus » de Ste-Agnès. Elle faisait partie du Musée Borgia, acquis par le rot de Naples.
AGNE • SANG TISSIMA
Le marbre est d'assez petites dimensions ; et s'il a appartenu au tombeau de Ste-Agnès (ce qui n'est pas certain), le « loculus » devait être fermé par deux plaques ou davantage. La paléographie des caractères n'est pas postérieure au III^ siècle.
III. Dernière région. — Elle est du 1 V*^ siècle et du commencement du V"^. On y pénètre derrière l'abside de la basilique, et on trouve au pied de l'escalier [2] une grande galerie avec chapelles qui passe sous la voie Nomentane et se prolonge au delà. C'est de cette région qu'a été tirée une inscription de l'an 381, placée actuellement dans le grand escalier qui mène à la basilique :
PRESBYTER HIC SITVS EST CELERINVS NOMINE DIC/// GORPOREOS RVMPENS NEXVS Q.VI GAVDET IN ASTRIS DEP • VIII . KAL . IVN • FL SYAGRIO ET EVCERIO
Par une coïncidence remarquable, il y a du même côté l'épitaphe d'une Emiliana, dont on mentionne, comme un titre d'honneur, la parenté avec ce prêtre :
HEMILIANE SEVI///
SOROR PRESBYTERI C^Urini
Près de l'entrée de la grande galerie, on rencontre à gauche une petite chapelle dite « du fossoyeur ». Sur un fragment de marbre est gravée l'image d'un fossoyeur à son travail. Près de la porte un autre fragment, dont le symbolisme est
très clair, représehte un poisson, un pain marqué de la croix, et le monogramme du Sauveur.
Un peu plus loin à gauche, on voit un fragment d'inscription en mosaïque ; les inscriptions de ce genre sont très rares. Celle-ci est du IV^ siècle :
Hire^EO QVI VIXIT AN/// 5.'î;ERINA COIVX IPSIVSQVE ///TVIS CVII ///a^/NOS ET Memeslli
Il y a en outre deux grands médaillons avec des traces d' « opus musivum ».
Plus loin encore à gauche, la chapelle privée [3] et l'inscription d'un « vir perfectissimus ». Cette formule, qu'on ne trouve pas avant le IV^ siècle, date l'inscription : PL ■ EVNOMVS . V . P . AVRELIATI CONIVGI BENEMERENTI NIMIAE CASTITATIS ET . INNOCENTIAE Q,VAE VIXIT CVMARITO ANN XXVI . M • VII • DI . XXII • TiEposilK IN FACE
DIE IDViM SEPTEMBRI
Le mot SEPTEMBRI a été à moitié effacé, et on a gravé au-dessus, pour corriger l'erreur de date, la syllabe DEC(embrium).
En revenant au pied de l'escalier et en tournant à droite, on pénètre dans la galerie découverte en octobre 1901, parallèle à l'autel majeur de la confession, dont elle rase les fondations. Il y a là, généralement intacts, une vingtaine de « loculi » et deux arcosoles. Sur des tombes encore closes sont tracées à la pointe ces inscriptions :
TVRTVRA IN PAGE
/, NON AVG IN PAGE ABIIT HAGNE La suivante, qui date la galerie, est gravée sur marbre
MARGELLINE BENEMERENTI IN PAGE DEP PRI NONA S MAIAS LIMENIO GATVLINO (Au. 549).
Une autre, détachée du mur, nous offre le symbole du pain eucharistique surmonté du monogramme.
En revenant sur ses pas, on rencontre, à gauche, une petite chapelle terminée en abside, comme celle de Ste-Emérentienne, au cimetière voisin [4]. Un fossoyeur du XVII« siècle y a tracé au charbon l'inscription suivante : € Ego Tomaso Aquila 1683: Chi vo entrare quà dentro ci vo assai lume che se no perde la strada. » Ce n'est donc pas par l'escalier actuel qu'on descendait alors. La forme de la chapelle, l'espèce de « presbyterium >> élevé et la « mensa olei » qui s'y trouvent, indiquent qu'elle a servi aux réunions liturgiques. Il en est de même d'une grande chapelle qui s'ouvre un peu plus loin sur la gauche [5]. C'est la plus vaste du cimetière. Elle est voûtée et ornée de six colonnes creusées dans le tuf. On y a réuni un assez grand nombre d'objets trouvés dans les fouilles. Une inscription que l'on y voit sur l'arcosole principal l'a fait appeler chapelle de Sabina :
BenenierE^Tl SABINAE ALVMNAa^ quae
vix ■ a«N . P . M • XXX • D • XXIII SVPER PATRO^Hm
DEC • III . IDVS///
Les mots i super patronum » signifient que la défunte avait été déposée au-dessus de celui qui l'avait élevée. Nous connaîtrions le nom de son pieux bienfaiteur, si des ouvriers inexpérimentés n'avaient, en retirant la terre qui remplissait l'arcosole, enlevé en même temps la chaux : elle portait un € graffito » qui fut remarqué, mais non déchiffré, au moment de la découverte de l'arcosole.
Une autre inscription de cette crypte offre le symbole du cheval, qui rappelle la parole de S. Paul : « cursum consummavi » (i).
Une autre contient une formule très rare, qui semble faire allusion à la paix, c'est-à-dire à la communion chrétienne :