‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 3)Chapitre 195 sur 366 · G • M LV · texte numérisé non relu

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Dans une galerie voisine, encore à leur place sur la chaux des «loculi>,on remarque un très bel onyx et un verre cimitérial représentant un homme qui revêt la chlamyde, avec l'inscription : « Semper in pace gaude ».

A peu de distance de là s'ouvre un arénaire, qui se dirige vers le cimetière appelé Ostrien et qui présente cette particularité, qu'on ne s'en est pas servi seulement pour y transporter la terre extraite des galeries cimitériales ou pour s'y cacher en temps de persécution, mais aussi pour y déposer les cadavres. C'était comme un cimetière distinct, qui avait son escalier spécial. Presque au pied de cet escalier on a

I. Cf. de Rossi, De tiiulis Carthaginiennbus, dans le Spicilegium Solesrnense de D. Pitra, t. IV, p. 516.

trouvé deux précieux monuments : un disque de métal portant les têtes de S. Pierre et S. Paul, et un cadre en bronze orné du sigle ^, qui semble devoir se lire : < palma féliciter ». Un des tombeaux est encore fermé par le marbre primitif, sur lequel est fixé le portrait en mosaïque de la défunte. La paléographie et l'emploi des trois noms permettent de le faire remonter au II I"^ siècle (1). Par conséquent cette région a commencé à se creuser pendant une période de persécution.

M • AVR . VICTOR • VLPIAE • SIRICAE COMVGI • KARISSIMAE • FECIT • IN • PAGE

Sur un autre " loculus ,», l'inscription suivante :

SECVKDIANVS

STATEIAE COIVGE

B • N • M ■ Q • VIX • AXN • XXVI

Une autre région du IV^^' siècle s'étend entre la basilique de Ste-Agnès et le Mausolée de Ste-Constance. Elle avait autrefois son escalier. On y accède aujourd'hui en suivant la grande galerie qui fait suite à l'escalier d'entrée, et en prenant vers le fond une autre galerie à droite. Cette région renferme plusieurs colombaires païens devenus propriété des chrétiens et réunis alors à la catacombe. Le plus curieux est formé d'un groupe de trois chambres superposées, dont la seconde, séparée de la première par une grille en marbre, a encore son pavé en mosaïque. On sait, par les fragments grecs et latins qui y ont été découverts, qu'elle appartenait a une société religieuse, le Collège des Péanistes. C'étaient des adorateurs d'Apollon, qui tiraient leur nom de l'hymne, < Paeana », qu'ils chantaient en l'honneur du Soleil. Les restes d'inscriptions contiennent des passages du rescrit d'un empereur, probablement Septime-Sévère, accordant des pri-

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