‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 3)Chapitre 224 sur 366 · De Rossi, Inscript, christ., t. II, p · texte numérisé non relu

De Rossi, Inscript, christ., t. II, p

2 La tête du martyr serait, dit-on, à St-Pierre-atix- Liens.

Tout près de la porte moderne [A], on remarque quelques fragments d'inscriptions :

///REXTI MARTYRIO/// P IIIIT xMENSIS OCTO/// |m

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La galerie sur laquelle ouvre cette porte tombe, à droite, dans une autre galerie très large, terminée par une chapelle à arcosoles [B]. On peut y noter le fragment

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Cette chapelle communique par une courte galerie avec une autre [C] qui est importante et qui devait être dans le voisinage d'un lieu historique, si elle ne l'était pas elle-même. On y voit, à droite en entrant, une grande niche et quelques traces de peintures représentant une femme étendue ; à gauche, des fragments de <.< transennae » en marbre ; presque en face de l'entrée, un arcosole en maçonnerie. Plusieurs grandes galeries soutenues par des murs venaient aboutir à cet endroit. Il est supposable que des fouilles permettraient d'y retrouver le souvenir de quelque martyr du cimetière de Thrason.

Du côté opposé, à gauche de l'entrée, la galerie [D] traverse un arcosole brisé que décorent de belles peintures du lll^ ou du IV^ siècle encore bien conservées : au fond de la niche, l'artiste a représenté une femme et un enfant dans l'attitude de la prière, au-dessous desquels est ouvert un « loculus » ; à côté, le seau de lait, symbole de l'Eucharistie; dans l'arc du tombeau, en haut le bon Pasteur, à droite la résurrection de Lazare, à gauche le sacrifice d'Abraham et Tobie avec le poisson. Dans le prolongement de la galerie on aperçoit, tracées sur la chaux d'un tombeau, les lettres finales du mot €mERENTl », et un fragment de marbre avec le nom d'une défunte GRATA. Voilà tout ce qu'on peut voir dans cet hypogée, dont toutes les autres galeries sont comblées.

Un autre hypogée existe un peu plus loin, à droite de la via Salaria. Bien qu'il soit généralement connu aussi sous le nom de cimetière de Thrason, il mérite plutôt celui de « Coemeterium Jordanorum » (i), et du reste a pu, à une époque, lui être réuni. Il a son entrée spéciale dans la villa Massimo, à droite de la voie, et s'étend principalememt à gauche de la route jusque sous la villa Ada. C'est peut-être le cimetière le plus profond de la Rome souterraine, on y compte jusqu'à quatre étages ; il présente cette particularité, que les groupes de galeries sont séparés par plusieurs arénaires, ce qui rend le plan très difficile à lever,

I. Je crois pouvoir hasarder l'hypothèse que ce nom dérive de celui qu'on donnait alors aux fils de Ste Félicité : « Germani, coemeterium Germanorura ».

Guide des catacombes romaines. 24

C'est, selon toute apparence, dans cet arénaire vénérable que furent ensevelis, pendant la terrible persécution de Valérien (257), S. Chrysanthe et sa femme Ste Darie, une Ves-

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taie convertie que les païens voulurent punir d'avoir renoncé à son sacerdoce (^). Peu de temps après, des chrétiens réunis

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