I. Cf. de Rossi, Bulîett., iS p. XXIX sq
^5' P- 73.74 ; Inscript., christ., t. I, part, i^,
Cette grande crypte est entourée d'autres chapelles. L'une d'elles [C] a une importance exceptionnelle : c'est la célèbre chapelle que les fossoyeurs, et après eux tous les archéologues, ont appelée « chapelle grecque '^, à cause de deux inscriptions grecques tracées sur la paroi, à droite, dans un arcosole :
OBPBIOC nAAAAAiCD rAÏKïTATO AXeTiCO CrXXXOAACTH MXHMHG XAPIX
OBPBIOC XeCTOPIAXH MAKAPIA rAÏKïTATH CÏMBICU MXHMHC KAPIX
Cette chapelle est remarquable par sa forme architecturale et par ses peintures. C'est une assez grande église autour de laquelle court un banc circulaire ; un arc la divise en deux parties. Les peintures de la partie antérieure sont connues depuis longtemps. L'artiste semble avoir voulu y suivre un ordre logique, en représentant l'Epiphanie, manifestation de la vérité aux infidèles (au-dessus de l'arc); Moïse frappant le rocher (au-dessus de l'entrée) et le paralytique (paroi à droite), symboles de la grâce et de la pénitence ; des traductions figurées des prières liturgiques funéraires, Suzanne accusée et justifiée (sur les deux parois), les trois enfants dans la fournaise (k droite et à gauche de l'entrée). Au-dessous de la peinture de Suzanne, à droite, il y a un « graffi-
to » : NAVIGI VIVAS IN Np', et trois fragments avec dates consulaires du IIl^ siècle:
///A . MERI iij^^^ Modesto eT . PROBO coiiss \TVS (?)
///RIS-DEP ^^^'pj^IL/// " (An. 228).