‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 3)Chapitre 290 sur 366 · I. Cf. Marchi, Momimenii, etc. , p · texte numérisé non relu

I. Cf. Marchi, Momimenii, etc. , p

maintenant dans l'église de la Propagande. Le corps de S. Prote avait été déposé dans un autre « loculus » de la même chapelle; on lit encore sur un débris d'architrave re-

Entrée !K. découvert

-u.. .-.-..1 vers la

vers les JCn Apôtres ^

TomBeau, de S. Hyacinthe

Escàherda pre tre -^ Théodore -^

ESCALIER DES PELERINS ET CRVPIE HISTORIQL'E DES SS. PROTE ET HYACINTHE.

cueilli en cet endroit et conservé à la Propagande les mots SEPVLCRVM PROTI M(artyris). Des « graffiti » furent tracés sur les parois par les pèlerins; le P. Marchi y a lu le

suivant, qui n'est plus visible : AGATIO SVBD PECCATORI MISERERE DS(Deus). Le pape Léon IV, au IX^ siècle, avait donc dû enlever seulement le corps de S. Prote, et laisser celui de S. Hyacinthe, dont le tombeau était sans doute caché par les décombres.

Après 1845, on suspendit les fouilles que la nature friable du tuf rendait dangereuses. Elles ont été reprises en 1894. On retrouva alors la crypte et les escaliers construits par S. Damase ou après lui afin de mettre le tombeau des martyrs en communication avec l'extérieur ; ils sont très rapprochés, et par conséquent ce lieu fut très fréquenté après la paix de l'Eglise. Dans l'un de ces escaliers, celui qui part de l'entrée dégagée en 1894, on peut voir un arcosole orné d'une précieuse mosaïque représentant Daniel dans la fosse aux lions et la résurrection de Lazare ; dans l'autre, il y a une peinture du Sauveur entre deux saints dont l'un est appelé, comme dans la mosaïque de Ravenne, lAQVlNTVS.

Ce dernier escalier avait été fait par le prêtre Théodore à l'époque de S. Damase ; son inscription commémorative était de forme damasienne ; on peut en voir une partie au fond de la petite chapelle vis-à-vis du grand escalier :

Aspice descmsum cerNES MIRA/' /LE FACTî^h Ç Sanclorum monutnenta viDES patEF ACta sepuLCHRlS Martyris hic Proti tutmilVS lACET ADC^VE YACHINTI Ouae ciim iamdndiim tegERET MONS TERRA CALIGO Hoc Theodorns opus constRYCXlT PRESBYTER INSTANS Ut Domini pkhem opéra MAIORA TENERENT Ç

C'est la seule inscription connue de caractère damasien qui présente la croix monogrammatique. Elle rappelle que le tombeau des martyrs fut pendant un certain temps caché sous les ruines.

On remarque aussi au même endroit une stèle avec la figure du bon Pasteur ; ce genre de monument est très rare.

Enfin une autre inscription conservée dans la chapelle

vis-à-vis de la crypte de S. Hyacinthe complète l'histoire de ces travaux :

FEUX DIGNA IVLIT PARVM MVXERA CRISTI

ET SVO COXTVS HABVIT PER SAECOLA XOMEN

LAETIFICVM RENOVAXS PRIGINE TEMPVS

INFANDA QVGIEXS ISTIVS IVRCIA SAECLI

CERTVM EST IN REGXIERQVEAMOENA VIRECTA

ISTVM CVM ELECTIS ERIT HABITVM PRAEMIA D///

SEMPER ET ADSIDVAE BEXEDICI PROMVXER///

Q.VI VIXIT ANN LXIIII • M • VIII . D • XXIII DEPVI IDVSjjf

FL . STILICOXE CONS

(An. 400. « Flavio Stilicone consule y>. )

L'orthographe est très défectueuse, il faut lire :

Félix digna tulit parum (senex) munera Christ! Et suo contentus habuit per saecula nomen Laetificum renovans prima ab origine tempus Infandaque fugiens istius jurgia saecli Certum est in regno coelesti perque amoena vireta Istum cum electis erit habitum praemia digna Semper et assidue benedici pro munere Christi, etc.

Ce personnage, qui vécut à l'époque de Damase, avait pu l'aider dans ses travaux {^).

Un certain nombre d'inscriptions recueillies dans ces fouilles par le P. Marchi ont été déposées au musée Kircher; plusieurs sont dogmatiques. En voici quelques-unes qui parlent du «saint esprit de Dieu ^, du rafraîchissement de l'âme, de la prière pour les défunts, par conséquent de la communion des Saints :

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