‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 3)Chapitre 363 sur 366 · DORMIT IN PAGE · texte numérisé non relu

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L'inscription qui suit est aujourd'hui perdue. Un fragment en fut retrouvé dans l'église de St-Jean Calibite, à Rome :

4- VANDALICA RABIES HAN'C IVSSIT MARTYRIS AVLAM QVAM PETRVS AXTISTES CVLTV MELIORE NOVATAM

L'église dont il s'agit, € martyris aula >. n'est pas, comme on le crut autrefois, l'église de St-Jean Calibite, mais celle de l'île de Porto, l'église de St-Hippolyte, qui fut détruite en 455 et presque aussitôt reconstruite par l'évéque Pierre {}).

1. Cf. L. Çantarelli, Dt un framviento epigrafico crisiiano deW isola Portueme, Roraa. 1856.

Au IX*" siècle, après les dévastations des Sarrasins, on transporta à Rome les reliques des martyrs de Porto. L'évêque Formose, le futur pape, les réunit à celles de S. Jean Calibite, venues d'Orient pendant la persécution iconoclaste. L'inscription du sarcophage, qui est aujourd'hui dans l'escalier du musée de Latran, est ainsi conçue :

+ HIC REaVIESCVNT CORPORA SCÔR

MARTYRVM YPPOLITI • TAVRINI • HERCVLANI ATQ.VE lOHANNIS • CALIBITIS • FORMOSVS EPS • CONDIDIT

Après cette translation l'ancienne ville de Porto fut tout à fait abandonnée, malgré l'importance de ses monuments classiques et chrétiens (i).

Ce que j'ai dit de la basilique de St-Agapit et de celle de Ste-Symphorose, des cimetières d'Albano, d'Ostie et de Porto, suffit pour répondre au but de cet Itinéraire des catacombes en ce qui regarde les cimetières suburbicaires. On peut, avec ces indications, visiter les monuments accessibles. Les autres cimetières suburbicaires sont ou tout à fait dévastés ou à peu près inconnus : le nom, quelquefois une trace de souterrain, voilà tout ce qu'il en reste. Inutile donc et même impossible d'en tenter une description tant que n'y auront pas été faites des fouilles régulières.

I. Sur les monuments de Porto, cf. de Rossi, Bullet., 1866, p. 37-50, 63, 99-103 ; — 1868, p. 33, 76 ; — 1869, p. I, 16.

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Goncluston.

EN terminant cette étude des catacombes romaines, je veux marquer les points sur lesquels des fouilles sagement conduites promettraient d'heureux résultats. Si la Commission disposait de plus de ressources, elle pourrait dès maintenant en entreprendre sur la voie Aurélienne, dans le cimetière de la villa Panfili, contemporain peut-être des Apôtres (') ; sur la voie de Porto, en vue de retrouver le cimetière juif que Bosio vit près de celui de Pontien ; sur la voie d'Ostie, dans celui de Commodille, dont les indications précises de Boldetti permettraient de retrouver la crypte historique près de la Via délie Sette Chiese (2) ; entre la voie Ardéatine et la voie Apptenne, oii il serait opportun de mieux vérifier les limites des cimetières de Balbine, de Marc et Marcellien et de Damase (3) ; sur la voie Appienne, dans le sous-sol de la vigne De Romanis et les galeries du cimetière de Prétextât où il y a des régions très importantes (4) ; sur la voie Latine, où à peu près tout est à découvrir; sur la voie Labicane, dans le cimetière juif des vignes Villeggi et IMarolda-Pitilli (^j ; sur la voie Nomentane, dans le i coemeterium majus », dont les galeries à droite de l'entrée actuelle peuvent renfermer quelque crypte historique d'autres martyrs locaux ou même quelque souvenir tardif de S. Pierre lié à ceux du cimetière de Priscille (6) ; sur la Via Salaria nova, dans le souterrain de la villa Odescalchi (7), surtout à l'étage inférieur du cimetière de Priscille, près duquel devait se trouver le cimetière de Novella ; et dans la région voisine du baptistère monumental, région où de

i. Sup. , p. 46.

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