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nombreux indices me portent à reconnaître le cimetière Ostrien « ad nymphas ubi Petrus baptizabat » (•).
Il eût été facile de mêler à la description des catacombes des considérations de sentiment ou de piété. Je m'en suis abstenu. Mon but direct n'était pas d'édifier, mais d'instruire. Aussi bien l'étude sérieuse et critique des catacombes peutelle seule faire naître une dévotion éclairée envers ces vénérables sanctuaires. Ceux qui voudraient surtout des considérations pieuses les trouveront dans d'autres ouvrages, par exemple dans la Roma cvistiatia nei pritni secoli du comte TullioDandolo et V Esquisse de Rouie cJirétienne de MgrGerbet.
Je me contenterai d'emprunterune bellepage à cedernierf^): elle met en un relief saisissant les leçons et les espérances de vie immortelle que l'âme puise dans les catacombes.
« Les cimetières qui recouvrent ce qui se passe dans le sépulcre, les nécropoles de l'Egypte, qui dissimulent, par leurs momies, l'inévitable décomposition de la matière humaine, certaines grottes de la Sicile, qui ont la propriété de conserver les corps, les souterrains du Paris moderne où les murailles d'ossements font voir en bloc ce que chacun a vu en détail, ne permettent point d'observer, comme on peut le faire dans les catacombes, le travail je ne dis pas de la mort, mais de ce qui est au delà de la mort. En parcourant cellesci, vous passez en revue les phases de la destruction, comme on observe, dans un jardin botanique, les développements de la végétation, depuis la fleur imperceptible jusqu'aux grands arbres pleins de sève et couronnés de larges fleurs. Dans un certain nombre de niches sépulcrales, qui ont été ouvertes à diverses époques, on peut suivre, en quelque sorte pas à pas, les formes successives, de plus en plus éloignées de la vie, par lesquelles ce qui est là arrive à toucher, d'aussi près qu'il est possible, au pur néant. Regardez d'abord ce squelette ; s'il est bien conservé, malgré tous ses siècles, c est probablement parce que la niche où il a été mis est creusée dans un terrain qui n'est pas sec. L'humidité, qui dissout tant d'autres choses,