Cf. de Rossi, Bullettino, 1875, p
lOO
Ardéatine, le grand escalier et les anciennes chapelles auxquelles il donne accès, la chapelle d'Ainpliatus ; — une région du III"-' siècle, où se trouvent la peinture de la Vierge et la grande chapelle des Apôtres ; — une région du IV^ siècle, du côté de la ferme, où l'on voit des peintures et inscriptions postérieures à la paix. Ces régions furent ensuite réunies par des galeries de diverses époques (^).
I. Basilique des Sts-Nérée-et-Aciiillée et de StE-PéTRONILLE. — L'escalier spécial [l] qui conduit à U
CIMETIERE DE DOMITILLE.
(Région de la basilique.)
I. Avant de descendre dans la catacombe, on peut remarquer sur le palier de l'escalier un cippe portant l'inscription: Locvs SACER s.acrilege c.WE M.\LVM II était probablement à l'entrée de l'ancien cimetière des Flaviens.
LE CIMETIÈRE DE UOMITILLE. lOI
basilique nous mène innmédiatemtnt au second étage du cimetière. Plusieurs indices permettent de reconnaître la disposition des lieux avant la construction de la basilique. Il y avait là des galeries voisines de la chapelle des martyrs ; quelques sarcophages qui sont demeurés à leur place sous le pavé de l'église indiquent suffisamment la direction d'une de ces galeries. Ces sarcophages ne portent aucune inscription. On a seulement trouvé à cet endroit un fragment très précieux que M. de Rossi complète ainsi :
SepulcRVM FîaviORYM
Il esl fixé au-dessus de l'entrée de la galerie 23 [4].
Quand il découvrit cette basilique, M. de Rossi ne sut d'abord s'il devait l'identifier avec celle de Sts-Nérée-et- Achillée, appelée aussi de Ste-Pétronille, ou avec celles des Sts-Marc-et-Marcellien ou de St-Damase. Un fragment trouvé le 14 mars 1874 ^^ ^^^ complètement sur ce point ; c'était la fin d'une inscription damasienne déjà connue par les Itinéraires :
Militiae nomen dederani saevVmque gerehar.l
Officium pariter spectanies iussA. TYraniti
Praeceptis pulsvMte indu seiviRE PARa/i
Mira fidcs reriiin subito posviKE FVRORt'iw
CONz't;r5î fugiuut ducis impia casirA RELiN'Q.VVN'l
FROlciunt clypcos phaleras telAd- CRVENTA
CONFE5J1 gaudeul Christi portarE TRIVMFOS
CREDITE P.T Damasum possit quid GLORIA CHRISTI (•>
I. Cf. Notions générales, p. 234 ; — de Rossi, Inscript, christ., t. II. p. 31. — L'inscription complétée est au fond de la basilique' [3J. près de l'escalier. Une autre inscription, en l'honneur de Mgr de Mérode, a été placée au-dessous en 1899, à l'occasion du 25e anniversaire de cette importante découverte.
Le manuscrit d'Ensiedeln donnait cette inscription comme appartenant au tombeau des SS. Nérée et Achillée. Elle nous apprend que ces deux martyrs j^^.^^j étaient soldats, probablement prétoriens, et que peut-être ils prirent part à la persécution de Néron, « spectantes jussa tyranni î^. Peu après on tira des décombres une petite colonne sur laquelle on vit représentée une scène de martyre et au-dessus le nom ACILLEVS. Ce devait être une des colonnes du tabernacle, l'autre avait sans doute une sculpture analogue, avec le nom NEREVS. Enfin on eut une preuve évidente qu'on était près du tombeau de Ste Pétronille : dans une petite chapelle derrière l'abside [lo], une peinture représente une orante voilée qu'une autre femme (une sainte, sans aucun doute), embrasse et introduit au ciel ; les noms des personnages sont inscrits à côté : VEXERANDA UEP VIT IDVS lANVARIAS — PETRONELLA MARTYR (i). Cette chapelle était réunie à la basilique par une galerie, le € rétro sanctos ».
La date de la construction de la basilique a pu être déterminée exactement. Dans une galerie près de la chapelle des martyrs, un « graffito» tracé sur une brique qui fermait un « loculus » (maintenant dans la basilique, paroi de gauche) portait la date consulaire de 390 :
///DEPOSITVS
///PAGE CONS Valenllmano AVG • I!ÎI ET NEVTE Wo . F . C
En cette année 390, on pouvait donc encore enterrer dans cette galerie, ce qui ne fut plus possible quand s'éleva la basilique. Or une autre inscription, gravée dans le pavé
I. Ste Pétronille n"a pas été vraimant martyre ; mais on donna souvent ce nom à des saints qui, sans verser leur sang, avaient souffert pour la foi. — Cf. de Rossi, Bullett., 1874, p. 138 sq. (éJ. franc.).
même, au-dessus d'un tombeau (maintenant derrière une grille), prouve que ce pavé était achevé en 395 ; c'est donc entre ces deux dates, par conséquent sous le pontificat de Sirice, que la basilique fut construite :
BEATVS DIFVNXTVS
EST . IIII • IDVS • MAIAS