DIES . LVNIS ■ ANX • XXVII
IN PAGE
Le IIII IDVS MAIAS est justement le jour de la fête des SS. Nérée et Achillée. Une autre inscription, celle d'un certain Zenodoros, tracée sur la chaux d'un « loculus », sous la ba-
P silique(i), porte la même date III A lAlON MAlLON (12 mai).
ZeNOACOPOC CA\PHNOC x^'corxioc
exoAAe KeiTG î?i a ialox maicux ex ipgng
Evidemment les fidèles se faisaient enterrer là par dévotion pour les saints martyrs. Ces deux saints étaient d'ailleurs très vénérés.
Il faut remarquer dans cette basilique les trois nefs avec leurs colonnes antiques (trois seulement sont modernes) ; les tombes primitives au-dessous du pavé, les restes de la € schola cantorum », l'abside avec sa niche pour la chaire épiscopale. En avant de l'abside s'élevait l'autel érigé sur le
I. Elle n'est plus visible. Elle fut trouvée en 1874, et je la copiai immédiatement,
sous les yeuK de Mgr de Mérode, qui voulut descendre dans le souterrain pour la voir.
tombeau des deux martyrs ; les fragments de balustrade de marbre, la colonne sur laquelle est sculpté le martyre de S. Achillée, le morceau de corniche avec le nom du même saint, en sont des débris. A noter, près de l'abside, un fragment de grand vase qui a dû servir à brûler de l'huile devant le tombeau des martvrs.
Rien ne marque d'une manière précise le tombeau de Ste Pétronille ; il ne devait pas être éloigné, puisque la basilique portait aussi son nom. A droite de l'abside, on remarque une petite chambre avec peintures, qui fut ensuite remplie de maçonnerie. Elle rompait la régularité architecturale de la basilique ; pour qu'on l'eût conservée, il fallait