‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 3)Chapitre 83 sur 366 · VIBIVS . FIMVS . R . KAL ■ SEP DIC-IIII-ET -MAX. COS · texte numérisé non relu

VIBIVS . FIMVS . R . KAL ■ SEP DIC-IIII-ET -MAX. COS

« Vibius Fimus recessit Kalendis septembris, Diocletiano quartum et Maximiano consulibus. »

A cause du grand nombre des pèlerins, on fut obligé de construire, dès le IV^ siècle, un autre escalier [B],plus voisin de la petite basilique; les dernières marches sont visibles dans les galeries souterraines.

Le premier escalier aboutit à un petit vestibule éclairé par un lucernaire ; les parois sont pleines de « graffiti » des anciens pèlerins, signe du voisinage d'un sanctuaire historique ; on lit, tracées en grandes lettres, les acclamations IN MENTE HABETE — ICONI VIBAS, — FORTVNA/ // TE IN PAGE, — SOPHRONIA YlBAS. Nous rencontrerons encore ailleurs ce nom de Sophronia. Tout près de là on arrive à la chambre des papes [D].

Chapelle papale. — De chaque côté de la porte d'entrée, le mur est couvert de « graffiti » ; au milieu de noms inconnus.

RÉGION DES PAPES ET DE STE-CÉCILE

on distingue des noms historiques, celui de S. Sixte, le martyr de l'an 258 : SAN'CTE SVSTE, SVSTE SANXTE ; celui de S. Pontien : GN 6610 M6TA HaNTLoN (twv y.Y'ior/'E-'.T/.o-w/ II0NTIAN€ ZHCHC: et l'acclamation enthousiaste d'un pèlerin : lERVSALE CIVITAS ET ORXAMENTV.M MARTVRVM...

Dans cette crypte commença, avec le pape S. Zéphyrin, une nouvelle série de sépultures papales, faisant suite à celle

REGION DES PAPES ET DE STE-CECILE

du Vatican. La chapelle n'est pas dans son état primitif ; quand on la découvrit en 1854. elle était si délabrée, qu'il fallut refaire les murs ; toutefois on conserva la forme ancienne, la disposition des « loculi » et les grandes ligne^ architecturales. Il ne reste que cinq des quatorze inscriptions des papes, celles de S. Antère,de S. Fabien, de S. Lucius et de S. Eutychien, €t peut-être celle de S. Urbain.

S. Zéphyrin fut le premier pape déposé dans ce cimetière; on n'y a retrouvé de lui aucun souvenir. A l'époque de la paix, son corps fut transféré dans la basilique supérieure, où il eut un tombeau commun avec S. Tarsicius: « Ibi S. Tarsicius et S. Geferinus in uno tumulo jacent », dit le De locis SS. Martyrum. Ce sarcophage était prabablement au fond de la basilique.

«GRAFFITI» DE LA CHAPELLE LES PAPES, (Voir ci-contre la transcription. )

S. Calixte, successeur de Zéphyrin, a donné son nom au cimetière, dont il avait eu la garde, mais il n'y a pas été déposé. Victime d'une émeute populaire au Transtévère, il fut porté au cimetière le plus voisin de cette région, celui de Calépode (').

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