‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 107 sur 365 · FRAGMENT DB L'INSCRIPTION SÉPULCRALE DE NICOLAS I · texte numérisé non relu

FRAGMENT DB L'INSCRIPTION SÉPULCRALE DE NICOLAS I

En groupant tous ces monuments suivant leurs analogies, on pourrait distinguer une collection épigraphique, une collection de sarcophages anciens, une collection d'objets ayant servi à l'ornementation de la basilique constantinîenne ou de quelqu'une de ses parties, enfin une série de tombeaux de papes et d'autres grands personnages.

NT DE l'inscription SÉPULCRALE DE GRÉGOIRE V.

La collection épigraphique s'ouvre chronologiquement par l'inscription, déjà citée, que S. Damase plaça dans le baptistère et qui rappelle les travaux exécutés par ses soins (n" 47). Elle se poursuit jusqu'à la fin du XV< siècle. Les principaux éléments dont elle se compose sont i» des épi-

taphes de papes (n^s 26, 99, 108, 124, 125, 143, 168. 169), 20 des inscriptions consulaires (n^s 36, 42,45,76, jj, 107 • 108, 120, 121, 130, 138, 142, 144, 146, 155), 30 des inscriptions comraémoratives d'événements très importants, comme celles qui rappellent le concile tenu à Rome sous Grégoire III (n^^ 10, 12) et la donation de la comtesse Mathilde (n<> 74). Parmi les éloges de Souverains Pontifes, ceux de S. Nicolas I« (no 99), de Grégoire V(no 108) et de Nicolas V (no 168), méritent une attention spéciale, soit pour leur forme littéraire, soit pour les faits auxquels leur texte fait allusion. Du bel éloge de S. Grégoire le Grand (n^ 125) il ne reste malheureusement que deux très petits fragments. Toutes les inscriptions consulaires, sauf deux, sont du V® et du VI^ siècle ; une des plus curieuses est celle qui mentionne le consulat de Bélisaire (n^ 120) :

1 HIC REQVIESCIT IN PAGE lOANNIS VÎT OLOGRAFVS PROPINE ISIDORI QVI VIX AÏTO . PLVSM . XLV DEP^ X KALEN • IVNI CONSVLATV VILISARI VC 1^

Moins nombreux que les inscriptions, les sarcophages anciens (n^s 7, 9, 108, 157, 159, 231) présentent pourtant un certain intérêt. L'un d'eux (n^ 231) est même un monument de premier ordre, non seulement parce qu'il servit de tombeau à un célèbre personnage du IV* siècle, le préfet de Rome Junius Bassus, mais surtout parce que les sculptures dont il est orné en font un des plus beaux spécimens de l'art de cette époque. Elles représentent les scènes bibliques ordinaires, Adam et Eve, le sacrifice d'Abraham, Job, Daniel, la Passion de Notre-Seigneur, des miracles de l'Ancien et du Nouveau Testament, avec cette particularité qu'ils sont tous accomplis par un Agneau symbolisant le Sauveur (ï). Trois autres sarcophages antiques ont été employés pour la sépulture des papes Grégoire V(no 108), Pie II (n<^ 159) et Pie III (no 157).

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