‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 133 sur 365 · ST- JEAN- DEVANT- LA- PORTE- LATINE. I7I · texte numérisé non relu

ST- JEAN- DEVANT- LA- PORTE- LATINE. I7I

cîenne; cependant nous n'avons sur l'église qui la rappelle aucun document des premiers siècles. Le fait même, sans indication de Heu, est rapporté par Tertullien (*) ; Renan ne le conteste pas (^). Il dut arriver avant l'exil de l'Apôtre à Patmos, car S.Jean semble y faire allusion dans le p^ chapitre de son Apocalypse : < Ego Joannes frater vester et particeps in tribulatione et regno et patientia in Christo Jesu (^). > Mais il est impossible d'en préciser le lieu avec certitude. La porte Latine n'existait d'ailleurs pas au temps de S. Jean. Au moyen-âge, on a été naturellement porté à localiser beaucoup de souvenirs moitié historiques moitié légendaires dans cette région, voisine à la fois d'un quartier juif et de la route qui par Brindisi vient de l'Orient.

On croit que le premier oratoire fut érigé au V« siècle par le pape Gélase. Hadrien I^^ le rebâtit au VHP et l'unit à St-Jean-de-Latran. Il y eut d'autres restaurations au XII^ siècle sous Célestin III (i 190) et au XVI«. Elle n'est devenue titre cardinalice que sous Léon X. Actuellement c'est une église à trois nefs; les colonnes sont anciennes, le reste est moderne. On montre dans le jardin voisin un bassin, < cantharus >, probablement l'ancien puits du baptistère, avec une inscription du X^ ou du XI^ siècle :

EGO STEF + IN NOMINE PAT(tris) ET FILII ET SPIRÎtus

sancti OMN(e)s SITIEntes venlTE AD AQVAS.

Près de l'église s'élève un oratoire du X V« siècle, <L S. Joannes in oleo >. Ce serait l'endroit précis du martyre. De même le petit édicule construit par le cardinal Pôle près du i E>omine quovadis > marquerait la place même où se serait arrêté Notre-Seigneur. L'oratoire de S. Jean in Oleo fut terminé en 1509 par un Français, Mgr Benoit Adam, dont on voit encore au-dessus de la porte les armes et la devise :

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