‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 148 sur 365 · STE-SABINE. I · texte numérisé non relu

STE-SABINE. I

et de pierreries, < crux geoimata, florida, triumphalis >. Dans la mosaïque de St-Etîenne-le-Rond, qui est du VII' siècle, le buste du Sauveur domine la croix, il n'y est pas attaché. Cependant au VI" siècle on rencontre quelques rares exemples du crucifix, par exemple, dans une miniature d'un manuscrit de la bibliothèque Laurentîenne à Florence. Plus ancien est celui de Ste- Sabine.Et il est moins voilé que sur les fioles de Monza : si le Christ et les deux larrons ont un peu l'attitude d'orantes, on voit nettement trois des extrémités de chaque croix. Le Sauveur,comme autrefois dans le célèbre crucifix de Narbonne, est sans tunique, avec une ceinture seulement. Au VI« siècle, la coutume, peut-être venue d'Orient, s'introduit de le revêtir du <colobium>, ou longue tunique :

elle s'affirme dans les fresques du cimetière de St-Valentin (■) et de Sta Maria Antîqua au Forum (") ; mais elle ne fut pas de très longue durée, car une fresque de St-Clément, du temps de Léon IV (IX< siècle), représente de nouveau le Sauveur nu.

C'est à Ste-Sabine que s'ouvrent les stations du Carême. Celle du mercredi des Cendres, < m capite jejunii >, se célébrait autrefois avec une grande solennité, en présence du pape, d'une députation du sénat romain, etc. {^).

Le Musée de St-Paul-hors-Ies-murs possède l'inscription ancienne d'un prêtre du titre de Ste-Sabine :

1 LOCVS PRESBVTERI BASILI TITVLl SABINE S^ I

I, Cf. Mniwxbl, /i eimilcnit la tasilica di S. ValtHlino, p. 48-61. a. Cf. Ntm. iullilt., 1900, p. 30s.

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