‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 150 sur 365 · ST-ALEXIS · texte numérisé non relu

ST-ALEXIS

VI^ siècle il y avait là un monastère, placé sous le vocable de S. Bonîface, où on vénérait le corps de S. Alexis. Nerînî cite en faveur de la tradition des Actes le témoignage du catalogue des huiles de Monza ; mais précisément le S. Boniface mentionné par ce catalogue, < S. Bonifatii, S. Hermetis », est un autre martyr qui était enterré sur la Via Salaria et que riticéraire de Salzbourg appelle Bonifacîanus.

De bonne heure Téglise de TAventin porta aussi le nom de St- Alexis. D'après son histoire légendaire, Alexis était fils du sénateur Euphemianus, qui vivait au temps d'Innocent I^'' et avait son palais sur TAventin. Ayant épousé une jeune fille, il s'enfuit en Palestine le jour même du mariage, et y vécut de longues années ; quand il revint à Rome, il reçut, sans se faire connaître, l'hospitalité dans la maison de son père et de sa femme ; après sa mort seulement, une lettre trouvée sous son oreiller révéla son histoire à sa famille et au pape Boniface I^**.

En réalité nous ne voyons pas trace de ce S. Alexis jusqu'au IX® siècle. Son histoire est si semblable à celle d'un saint oriental, S. Jean Calybite, que plusieurs ont pensé que l'un avait été confondu avec l'autre. Nerini invoque bien une prétendue donation faite par Euphemianus au monastère qu'il aurait fondé dans sa maison : € Falatium meum quod est prope horrea publica > ; mais cette pièce est du temps de Sylvestre II (XI« siècle), elle a de l'intérêt surtout parce qu'elle nous montre qu'au Xl^ siècle on gardait le souvenir des grands magasins de blé qui existaient jadis au pied de TAventin. Du moyen-âge aussi est une inscription que cite le même auteur et qui parle des anciennes richesses de l'église :

Dives in urbe gemmis auroq micanti agris innumeris Haec erat Ecclesia sed quod multotiens contigit fraude Maligni heu nunc opprimitur haec paupertate gravata.

Il dut y avoir primitivement deux églises, qui furent, au IX^ ou au X^ siècle, réunies en une seule sous le vocable des deux saints. Au XI^ siècle, le culte de S. Alexis fut très

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populaire. C'est ce qui l'a fait représenter dans les fresques de St-Clémeat, où nous voyons tous les épisodes de sa légende, sun départ, son retour, sa mort, l'arrivée du pape

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