‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 152 sur 365 · Supr., p. jya · texte numérisé non relu

Supr., p. jya

2. La partie qui manque nous a été conservée par Baronius, Ann. eccUs. , ad an. 996.

Ce Crescentius était fils de Théodora (on l'appelle quelquefois € Crescentîus de Théodora >), frère de ce parent du pape Jean XII, Landolphe, dont le marbre funéraire est à St-Laurent-hors-les-murs. Peut-être appartenait-il à la même famille que le i Crescentius de caballo marmoreo > qui habitait sur le Quirinal près des Thermes de Constantin. II fut le chef du parti national insurgé contre les Othons d'Allemagne et leur allié Benoît VI (973-974). Il s*empara du pape, le fit emprisonner et mettre à mort au château St- Ange, et nomma un antipape (')• Plus tard il se retira au monastère de St-Alexis pour y faire pénitence ; c'est là qu'il mourut en 984. Nerini, rejetant cette identification, traduit les lettres C R. M. par i cum régula monachorum >, et prétend que le Crescentius enterré à St-Alexîs s'était fait moine douze ans avant sa mort, qu'il ne pouvait par conséquent être l'auteur du meurtre de Benoît VI, commis en 974. Mais il semble bien que les lettres C. R. M. doivent être interprétées autrement. L'inscription de Serge porte l'abréviation analogue C • ^ R • > quî veut dire évidemment: < Cui Christus requies >. On devrait donc lire ici : i Cui requies, mortuus jam ante annos XII >, ou avec Gregorovius : € Cui requies mors jam ante, etc. > ; c'est-à-dire que le monument lui aurait été érigé douze ans après sa mort. Ce Crescentius fut le père d'un autre Crescentius, ennemi de Grégoire V et d'Othon III, lequel habitait près du Panthéon et du palais du Sénat, où une rue s'appelle encore Via de' Crescenzi.

Entre St-Alexis et Ste-Marîe-Aventine, l'église des Chevaliers de Malte, s'élevait au X« siècle un grand palais impérial. Il avait été commencé par Othon II et achevé par Othon III. Ce dernier y habita longtemps et data de ce palais plusieurs de ses actes : € Actum Romae in palatio monasterio. ^ Ce prince mourut (1002) dans la campagne romaine, à Tor Paterno, assisté par Sylvestre IL Au X^ et au Xl« siècle, l'Aventin dut être très habité.

I. Cf. Duchesne, Les fnmiers temps de V État pontifical, p. 189 sq.

LA ir REGION.

LA 11^ région ecclésiastique correspondait à la 11^ à la VI II*, à laX«et à la XI« région civile,comprenant ainsi le Coelius, le Forum, le Palatin et le grand cirque. Sur le Coelius nous avons à étudier les églises des Sts-Jean-et- Paul, de St-Grégoire,deSt-Thomas-in-Formîs,deSte-Mariein-Domnica, de St-Étienne-le-Rond, et des Quatre-Saints- Couronnés.

Le Coelius était traversé par deux voies importantes : le < CHvus Scauri > et le i Vîcus Capitis Africae >. La première, identique à la Via di S. Giovanni e Paolo, se détachait de la voie Triomphale et montait vers la place des Sts-Jean-et-Paul. On ne connaît pas le personnage qui lui avait donné son nom. Le € Vicus Capitis Africae > allait, comme la Via detia Navicella, de l'amphithéâtre Flavien à la Via Appia ; il sortait des murs de Servius Tullius par la € Porta Coelimontana > ou < Querquetulana >. Il y avait dans ce quartier un célèbre buste de l'Afrique romaine, surmontant peut-être Feutrée d'un collège fondé par Caracalla, qui était originaire de cette province. On a en effet trouvé, près de la Navicella, des inscriptions parlant des € paedagogi, vemae, pueri Caputafrecenses >. On peut voir au musée du Capitole une base dédiée en 198 à Caracalla par vingt-quatre € paedagogi ad Caput Africae ». Les jeunes pages élevés dans ce collège devaient passer ensuite à celui de la € domus Gelotiana f , sur le Palatin, où a été relevé le fameux « graffito > blasphématoire.

Le monument le plus considérable de la 11^ région civile était le € Ciaudium > ou < Templum divi Claudii >, dont le jardin des Passionnistes occupe remplacement. Il avait été commencé par Agrippine. Néron le détruisit pour y bâtir

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une fontaine et conduire V i Aqua Claudia > jusqu'au Colysée a6n de faire un lac devant sa maison dorée (0- La construction du temple fut reprise par Vespasien (*). Sa façade regardait Tamphithéâtre ; en avant étaient la fontaine de Néron et une cascade. De ce temple il reste les demi-colonnes et pilastres en travertin sur lesquels s'élève le clocher du XII® siècle des Sts-Jean-et-Paul, et sur la Via Claudia les constructions en brique avec des niches où devaient être placées des statues.

Au midi, du côté de la villa Hoffmann, il y avait une caserne de soldats étrangers € castra peregrina >, dont parlent plusieurs inscriptions (^) ; et la caserne de la V* cohorte des pompiers, qui est également rappelée dans les monuments épigraphiques (4). Ce sont des officiers de cette cohorte qui ont dédié à Caracalla les deux bases placées à l'entrée de l'allée principale de la villa Hoffmann. Gruter a aussi copié, au XV l^ siècle, i ad S. Stephani prope navicellam >, des inscriptions analogues ; d'autres furent encore trouvées en 1735. Au milieu des i castra peregrina > s'élevait le € templum Jovis reducis > ; on offrait là des ex-voto au retour des voyages heureux : la i navicella > actuelle est une imitation d'un de ces ex-voto faite sous Léon X. Les matelots de la flotte de Misène, chargés du i velarium I du Colysée, avaient là aussi leur caserne, < castra Misenatium >, tandis que le détachement de l'autre flotte, celle de Ravenne, logeait au Transtévère.

Dion Cassius (^) et le catalogue des régions mentionnent encore sur le Coelius le < Macellum magnum > (^). Il y avait à Rome deux grands marchés ; l'autre, le i Macellum Liviae >, était sur l'Esquilin.

Entre St-Étienne-le-Rond, la Navicella et Thôpital mili-

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