‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 181 sur 365 · I. Martyrol, rom. , 9 novembre · texte numérisé non relu

I. Martyrol, rom. , 9 novembre

ses côtés sont debout S. Pierre et S. Paul, S. Théodore et un autre Saint, peut-être son compagnon de martyre, S. Cléonique. L'église appartient, depuis 1721, à la confrérie des Sacconi. L'usage d'y apporter les enfants pour les faire bénir le jeudi et le dimanche, surtout les enfants malades, semble être un souvenir de la superstition qu'avaient les païens de venir offrir leurs enfants à Romulus et Remus dans le Lupercal.

§ XIV. Ste-Anastasie (')-

C'est aussi dans un édifice ancien, peut-être dans le vestibule même du Lupercal, qu*a été construite Ste-Anastasie. Cette église n'était pas une dîaconie, mais un titre presbytéral. Il en est fait mention dans les Actes des Conciles tenus sous Gélase (492) et Symmaque (499). On prétend que S. Jérôme l'aurait eue comme titre cardinalice, on montre 4Xiême son calice : c'est une pure fantaisie. Légende aussi. la croyance que Ste Anastasie aurait assisté à la naissance du Sauveur; cette martyre mourut le 25 décembre dans Itle Palmaria en lUyrie, au temps de Dioclétien. La date de sa mort a fait placer dans Téglise du Palatin la station et la deuxième messe de Noël, que le pape lui-même y célébrait autrefois ; S. Léon prononça en cette circonstance une de ses homélies. Le P. Grisar (^) fait dériver le nom de l'église du mot grec 'Avà(rra(jtç, et y voit une reproduction de l'église de la Résurrection qui existait à Jérusalem. Si l'hypothèse était fondée, comment expliquer qu'on ait mis là la station de Noël, et non celle de Pâques ? Aussi bien tous les documents parlent de Ste-Anastasie, jamais de TAnastasis. L'église fut restaurée sous Léon III (Ville siècle) et Grégoire IV (IXe s.), et complètement transformée au XVI I^.

Elle renfermait autrefois le tombeau de famille du pape Jean VIT C705-707), fils d'un administrateur du palais impérial nommé Platon. Ste-Anastasie dépendant dq palais, les

X. Cf. Crescimbcni, Istoria délia âasUùa di S. AnastaUa, Roma, 172a ; — Duchesne, Sainte Anastasie, dans les Mélanges de l'École française, 1887, p. 387 sq. 2. Analecta rûputna, t. I, p. 595 sq.

fonctionnaires l'avaient choisie pour le lieu de leur sépulture» L'inscription placée par Jean VII sur le tombeau de ses parents a été copiée au X V» siècle par Pierre Sabin et publiée par de Rossi ('). Platon y est qualifié de f vir illustris >^t de f cura palatii > (c'était son titre officiel); Jean, de € rector viaç Appiae >. Platon ayant été enterré en 686, sous Justinien II, et sa femme Blatta en 687, il est certain qu'à cette époque le palais impérial n'était pas encore abandonné. Voici le texte de l'inscription :

In templo Divae Anastasiae Ultima funereo persolvens munia busto

Quo pater illustris membra locanda dédit Adjecit titulos proies veneranda Joannes

Ne tantus quovis esset honore minor Hic jacet ille Plato qui multa per agmina lustrans

Et maris undisoni per fréta longa volans Claruit insignis regno gratusque minister

Celebremque sua praestitit esse manu Post ergo multiplices quos prisca palatia Romae

Praestiterant curas longo refecta gradu Pergit ad aeterni divina palatia régis

Sumere cum meritis praemia firma Dei.

Plato. V. ill. cura palatii urbis Romae vix : ann. : pi. m.

LXVI Dep : In. nob. die VII. indîc : XV. imp : Dn : Justî-

niano Aug. aîîo. II. p.x:. ejus ano II.

Un autre recueil mentionne une inscription près d'un baptistère, € ad fontes >.

§ XV. Sle-Marie-Antique («).

Le lieu où s'élevait jusqu'à ces dernières années l'église de Ste-Marie- Libératrice est de la plus haute importance topograpbique. Il y avait là le Temple de Castor, et Pollux, rappelant leur apparition aux Romains après la bataille du

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