ATRIUM > DE STE-MARIB- ANTIQUE VU DU PALATIN
petit oratoire. On a eu la surprise de voir sortir des décombres une vaste église, établie dans une grande salle du palais impérial en bel ( opus latericium y du I" siècle. Il y a r f atrium >, le «narthex», les nefs, le «presbyterium », l'abside, tous les éléments de la basilique chrétienne. L'entrée
I. L-llintnHo di Einjiiâitn t lerdint di Baialtlla canenica. dans les Mamamu aiilichi dtir Accad. M Liniri, 189I.
a. SltHa di Roita t dit pafi, vol. I, p. 318-336.
se confond avec celle même du palais de Caligula, du côté du Temple de Castor. L' i atrium > devait être couvert : un énorme pilier en maçonnerie enlevé récemment supportait la toiture. Dans les murs on remarque des niches destinées à recevoir des statues païennes, puis des images chrétiennes. Les peintures qui couvraient les parois sont très détériorées ; néanmoins on reconnaît encore, à droite, la très Ste Vierge (maria regina) avec S. Sylvestre (ses silbestrvs) et un autre pape au nimbe carré (SanctîssiMVS ///////anvs paPA), qui peut être Etienne IIl (752-757) ou Hadrien I^r (772- 795) l ^ gauche, dans une niche, une image de moine barbu (0 AFIOC ABBAKTPoç), et dans l'épaisseur de la paroi, un tableau du XI^ ou du XII^ siècle représentant la sépulture de S. Antoine, avec les mots ANTONIVS DEMONES : le corps du saint a l'apparence d'une momie égyptienne. Dans la basilique proprement dite il reste encore des fragments de colonnes en marbre et les traces de la i schola cantorum > qui occupe presque toute la nef centrale. Ces dimensions extraordinaires de la f schola > trouvent leur explication dans ce fait que l'église devait être desservie par une nombreuse communauté de moines grecs et latins. Lès peintures de la paroi de gauche représentent, assez grossièrement, l'histoire de Joseph ; chaque scène est expliquée par une légende en latin. En commençant par la gauche, on rencontre successivement : le songe de Joseph, — Joseph caché dans un puits et vendu par ses frères, — Joseph devant Putiphar, — la scène de la tentation, — Joseph en prison avec l'échanson et le panetier, — le festin de Pharaon, — la rentrée en grâce de l'échanson et le supplice du panetier. Au-dessous se déroule une composition grandiose : le Sauveur assis, tenant en main les Évangiles et bénissant, est entouré de Saints latins (à droite) et grecs (à gauche) : à droite, S. Clément (0 AFIOC KAGIMeNTIOC), S. Sylvestre (0 AriOC CeABeCTPIOC), S.Léon (0 AriOC AeU)), peut-être S. Alexandre (OAHOC AA//////OC),S.Valentin (0 AFIOC BAAeNTINOC), S. Euthyme (0 AFIOC ererMIOC) entre deux autres Saints dont les noms sont effacés, S. Se-
252 ÉLÉMENTS D'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIEMNE.
bastien (0 AHOC CeMCTiANOQ, S. Grégoire (OATIOC rPirOPlOC) ; à gauche, S. Jean Chrysostome (0 AriOC ////NNHC XPICTOM). S. Grégoire de Nazianze (0 ATIOC rPirOPIOC), s. Basile (0 APIOC BACEAIOC). S. Pierre d'Alexandrie (0 AHOC nGTPOC), S. Cyrille (OAriOCKÏPIA.VOC). S. Épiphane (0 AHOC eOI^ANIOQ, S. Athanase (0 AFIOC
NEF CENTRALE DE STB-MARIB- ANTIQUE.
AeANAClOQ. S.Nicolas (0 AHOC NIKOAAOC), S. Érasme !0 AnOC ePACMOC). Des tableaux de l'Ancien Testament ornaient aussi la paroi opposée, ils sont maintenant en mauvais état. Dans une petite niche, on voit la très Ste Vierge, Stc Anne (anna) et Ste Élisabetli (Elisabeth), chacune portant son enfant. C'est un motif nouveau et des
plus gracieux. La figure de Ste Anne est intéressante pour l'histoire de son culte en Occident.
Plus importantes encore sont les peintures du sanctuaire. Avant d'y pénétrer, voici à droite Isale et le roi Ézéchias sur son lit de mort ; le nom de chaque personnage (ezechias REX — ISAIAS PROFETA) est inscrit à côté de lui, et au milieu on lit l'inscription : DISPONE DOMVM TVAM QVIA MORIERIS (»). Tout près, un groupe de six figures, parmi lesquelles on distingue une orante (H AFIA COAOMU)NH) et un homme