‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 193 sur 365 · DEF • XV • KAL • IVL • APRO -ET • MAXIMO • COS · texte numérisé non relu

DEF • XV • KAL • IVL • APRO -ET • MAXIMO • COS

On peut également admirer dans la basilique un magnifique sarcophage chrétien du IV^ siècle, dont les sculptures représentent Torante, le bon Pasteur, le baptême de Notre- Seigneur, l'histoire de Jonas (*).

I. Cf. Marucchi, Di un pre^evoU moHununtû di antiea sculiura cristiana rinvenuto negli scavi del Foro romano, dans le Nuov, bulUti,^ 190 1, p. 205 sq.

Il y a aussi, dans la chapelle des Quarante Martyrs^ une inscription juive :

GNeAie Kl

TAi ceiAiKec rePOTciAPXHc

Ke CUJ*PONIA CIN BIOC AÏTOr KE MA FIA Ke NIKANAPOC TOI AÏTUJN

Enfin, devant la même chapelle, un tombeau placé dans le sol porte une inscription datée de Tan 572. Ce fait a une

+ HIC REQVIHSCIT IN PACE AMANTIVS / auri IFEX QVl VIXIT

PLVS MIN • ANN • L «^DEPOSITVS SVB D Xll ' \ kai / MARTIA5 -QVINQVIBS PC DN IVSTINl PP AVG • ISU QVARTA

importance exceptionnelle,si l'inscription n'a pas été apportée d'ailleurs : il prouverait que dès le Vl« siècle on enterrait dans Rome même et jusque sur le Forum, ce que personne ne soupçonnait jusqu'à présent.

Un siècle après Paul I^^, Léon IV bâtît une nouvelle église, S. Maria Nova, € basilicam B. Dei Genîtricis quae olim antiqua vocabatur, nunc autem sita est juxta viam sacram >, nous dit le Liber pontificalis dans la vie de son successeur Benoît III. On dut transférer là le titre et les services de S. Maria Antiqua. L'emplacement de cette dernière en effet était humide, malsain, mal choisi pour une diaconie, qui comprenait toujours un hospice, un dispensaire, etc. C'est ce qui explique que les plus anciens documents (XI^ siècle) de Ste- Françoise, publiés par le P. Lugano (*) donnent toujours à celle-ci le titre de « S. Maria olim antiqua nunc autem nova ». Toutefois, S. Maria Antiqua ne dut pas être complètement abandonnée : les Mirabilia du moyen-âge placent à cet endroit une église de S t- Antoine, et nous voyons dans I' (atrium > de la basilique une peinture représentant l'en-

I. s. Maria olim antiqua nunc nova al Foro romano, Roma, 1900.

sevelissement de ce Saint. Le vocable de S. Maria de Infemo était aussi sans aucun doute un souvenir de cette basilique. Le nom de S. Sylvestre in lacu n'est pas ancien ; cependant l'image de S. Sylvestre se retrouve plusieurs fois dans les peintures de la basilique. Au XIV* siècle, l'auteur d'un catalogue des églises de Rome dit de S. Maria de Infemo : < Non habet servitorem. > Au X V® siècle, elle fut remplacée par Ste-Marie- Libératrice, que Jules III, en 1550, donna aux Oblates de Tor de' Specchi, et que le cardinal Lante restaura en 1617.

Le P. Grisar pense qu'un monastère habité par des moines grecs et latins était érigé dans la grande salle du palais de Caligula voisine de la basilique : on y a en effet remarqué les figures de S. Basile et S Benoit, deux Saints fondateurs d'Ordres ; et il croit reconnaître dans les murs la place des poutres qui soutenaient les planchers et les murs de séparation des cellules.

Du Forum nous passons au Palatin.

§ XVI. St-Césaire-in-Palatio,

La région du Palatin (Regio X^ : Palatium) était la plus petite de toutes les régions civiles, puisqu'elle ne comprenait que les trois sommets de cette colline, le Palatium (près de St-Bonaventure), la Velia (près de la voie Sacrée) et le Germains (près du Vélabre). Mais elle renfermait un grand nombre de monuments de l'époque républicaine et de l'époque impériale. De l'époque républicaine : l'autel du Génie de Rome, dédié à une divinité dont on ignorait le sexe, < seu deo seu deivae sacrum > ; il se trouvait devant une entrée de la Rome carrée, il est maintenant à droite de l'entrée actuelle du Palatin ; — le temple très ancien de la Victoire, du côté du Forum, près du Cclivus Vîctoriaef qui partait de la «Porta Romana» ; — le temple de Cybèlc, bâti sur le Germains au moment de la seconde guerre Punique, pour conserver la pierre noire que l'on croyait

Page 1