ST-CÉSAÎRE-IN-PALATIO
tombée du ciel (') ; on a retrouvé la statue et Tinscription de cette divinité.
Auguste naquit sur le Palatin ; empereur, il voulut y fixer sa résidence, pour rattacher son pouvoir à celui des anciens rois de Rome; et comme son titre de grand-pontife l'obligeait à demeurer près du temple de Vesta, il fit construire sur le Palatin un autre temple à cette déesse. Au milieu de la grande cour de la < domus Augustana > était le temple d'Apollon et Tautel qui gardait les souvenirs de Rome primitive (< Mundus, Roma quadrata>) ; sous les portiques de cette farea», les deux bibliothèques, grecque et latine. La maison avait sur le grand cirque une loge, € pulvinar in Circo maximo >, dont parle Tinscription d'Ancyre. Cette maison d'Auguste fut agrandie par ses successeurs. Les constructions de Tibère sont peu connues. Les agrandissements de Caligula se firent du côté du Forum ; on sait qu'il avait transformé en vestibule de son palais le temple de Castor et Pollux ; au même groupe de constructions appartenait la grande salle carrée située près de l'entrée actuelle du Palatin. Aux Flaviens, spécialement à Domitien, remonte la maison qui porte leur nom : la disposition des chambres, l'appareil, les marques de briques, permettent de l'identifier avec certitude. La maison voisine, appelée arbitrairement maison de Livie,date de l'époque d'Auguste : on ne sait rien de plus précis sur son origine. Tout près a été retrouvé un très ancien puits, que traverse l'enceinte de la Rome carrée et que l'on attribue aux Latins primitivement établis sur le Palatin. Enfin Septime-Sévère construisit son palais vers le sud, du côté de la porte Capène : l'entrée de ce palais était, dit Spartien (*), la première chose qu'apercevaient les voyageurs arrivant à Rome par la voie Appienne. Le <Septizonium > en subsista jusqu'à Sixte V ; on en employa alors les matériaux pour construire ou réparer des églises et des palais, il n'en reste plus que les ruines qui dominent
1. D'après M. Dieterich, ce serait uniquement afin de la visiter qu'Abercius vint à Rome. Cette étrange opinion a déjà été réfutée. Cf. Éléments, t. I, p. 298-299.