Tacite, Ann.t XII
monuments qui ornaient le Forum, il reste encore, près de St-Georges, Tare de € Janus quadrifons >, sorte de galerie couverte dont aucune inscription ni aucune médaille ne nous a révélé l'origine, mais que son style permet d'attribuer au III^ siècle; et Tare honoraire dédié à Septime- Sévère et à sa femme Julia Pia par les orfèvres et marchands, du quartier, < argentarii et boarii hujus loci >• On peut penser que cet empereur avait fait bâtir cette galerie pour leur commodité, et qu'ils voulurent lui en témoigner leur reconnais* sance.
Le plus ancien souvenir que nous ayons d'une église au Vélabre est l'inscription d'un lecteur du V® siècle (461 ou 482): cLocus Augusti lectoris de Belabru (*). > Mais le titre lui-même n'y étant pas nommé, il n'est pas absolument sûr qu'il s'agisse de St-Georges. L'église de St-Georges dont parle S. Grégoire le Grand dans une de ses lettres (-) est plutôt St-Georges-de-Palerme que St-Georges in Velabro* Nous trouvons une mention plus précise sous Léon II (682) : c'est à cette époque que, sous l'influence byzantine, le culte de S. Georges dut s'introduire à Rome. La légende de ce martyr est très confuse : ce serait un soldat de Cappadoce mis à mort sous Dioclétîen. S. Georges et S. Conon étaient les protecteurs des milices de Byzance ; Bélisaire, au VI^ siècle, quand il restaura les murs de la ville, plaça leurs noms au-dessus de la porte de St-Sébastien :
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D'après le Liber pontificalis, Léon II construisit cette