EGO BENO DE RAPIZA CV MARLA VXORE MEA P AMORE DI
ET BEATI CLEMENTIS P G R F C (< pro gratia recepta fieri curavi >). Sur le tableau inférieur il y a aussi plusieurs inscriptions : une citation des Actes de Clément (OB DVRITIAM
CORDIS VESTRI SAXA TRAERE MERVISTIS), les noms de
plusieurs personnages (COSMAS SISINNIVS), d'autres mots que le P. Mullooly avait d'abord pris pour du grec ancien, qui sont simplement des ordres en langue vulgaire comme pouvaient s'en donner des ouvriers du XI« siècle (falite
DE RET(r)0 COLO PALO CAR VON CELLE — ALBERTEL TRAI —
FILI DELE PVTE TRAITE). Au delà de ce pilastre on se trouve à peu près à l'abside, devant laquelle existent encore quelques débris de la ^ schola cantorum >.
En revenant vers le € narthex > par la nef de gauche, on aperçoit des peintures malheureusement très effacées : le crucifiement de S. Pierre, S. Cyrille (CIRILLV), se présentant devant l'empereur Michel III qui l'envoie chez les Slaves, et un autre saint, un évêque, probablement S. Méthode. Les traces de monument qu'on remarque au-dessous doivent indiquer l'emplacement du tombeau de S. Cyrille; on sait que son corps était déposé dans un sarcophage non loin de l'autel. Presque en face, sur le pilier qui porte de l'autre côté les scènes de l'histoire de S. Clément, on a peint S. Antoine
(s. ANTONINVS), Daniel parmi les liens (ses danihel) ; sur le pilastre suivant, S. Éloi et S. Biaise arrachant une arête
LA LÉGEITDB DE SISIHNIUS.
de la gorge d'un enfant. Au fond de la nef, i droite en sor- (aat, un autre grand tableau très effacé représentait les mi-
racles du célèbre abbé de Fondi, S.Libertinus»dont S.Grégoire parle dans ses Dialogues (<) ; cette peinture remontait peutêtre au VI I« ou au Ville siècle.
Traversons le € narthex > et entrons dans la nef latérale de droite. Des peintures qui devaient décorer la paroi il ne reste plus quequetiques scènes. D'abord l'histoire du mart}rre de Ste Catherine. Puis, dans une niche qui forme comme un autel, une belle Madone byzantine avec l'Enfant Jésus tenant le livre des Évangiles ; à ses côtés, Ste Catherine et Ste Euphémie, et le sacrifice d'Abraham. On peut rapprocher cette pemture de la Madone du cimetière dit Ostrien, et penser qu'elle est une œuvre du VI^^ siècle, peut-être même de la fin du V<^; comme dans celle-là, l'artiste a placé au sommet de l'arc un buste du Sauveur. Plus loin un tableau colossal, comprenant une cinquantaine de personnages, dont on ne distingue plus que les têtes : serait-ce le concile tenu là par S. Zosime en 417 ? A l'extrémité, un portrait du Sauveur tenant un livre, dans le style byzantin (VII«ou VIII* siècle). Tout à l'extrémité de la nef, il reste quelques mots d'uoe inscription peinte qui se terminait par cette humble demande : (tu qui) LEGERIS LECTOR • DIC INDIGNO //// Ôïi MISE- RERE Ds!
Enfin sur le mur qui sépare de la grande abside celle de la nef latérale (maintenant dans la fausse nef), on a représenté Notre-Seigneur dans les limbes, et à côté le portrait byzantin d'un pape qui porte le nimbe carré.
Avant de remonter à la basilique supérieure, nous pouvons parler d'un autre monument qui fait suite à la maison antique et dans lequel on pénétra en 1870. C'est une grande salle voûtée, de forme rectangulaire, le long de laquelle s'étend un € podium > orné des symboles du culte persan. Elle est tout à fait semblable au temple mithriaque d'Ostie et avait la même destination. Mithra était pour les Persans un dieu intermédiaire entre le dieu du bien (Ormuzd) et le dieu du mal (Ahrimane), sorte de rédempteur chargé de les