‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 240 sur 365 · Cf. BulUtU di archêoL comun · texte numérisé non relu

Cf. BulUtU di archêoL comun

s- CL Itinéraire des catacombes, p. 67 ; — de Rossi, Rom* soti,, t. I, p. 163.

Urbain VIII qui confia la direction des travaux au Bernin. De rédifice ancien il ne reste que les colonnes et quelques parties du pavé. Les reliques de la Sainte sont dans une urne d'albâtre sous Tautel majeur ; sa statue est un des chefs-d'œuvre du Bernin. M. de Rossi a copié dans un ms. de la bibliothèque Chigi une inscription d'abbesse qui était encore dans l'église au XVI« siècle :

Quid simulas leta tibi cum sint trîstia vita

Mortis tartareo subdita servitio

Praesul cui Christi dum vixerat en Benedictus

Vita fuit virgo clauditur hoc tumulo

L'inscription peut être du Xl^ siècle : il y aurait donc eu un monastère antérieur à celui d'Honorius III.

Une autre inscription du moyen-âge, placée sous le portique, mentionne le nom < ad ursum pileatum >.

§ IX. Ste-Croix-de-Jérusalem (').

Cette basilique doit certainement son origine aux rapports qui, au IV^ siècle, existaient entre Rome et Jérusalem. Fréquemment de nobles chrétiens d'Occident se rendaient en pèlerinage aux Lieux Saints ;nons en avons, entre autres preuves, le célèbre Itinéraire de Ste Sylvie, si important pour la topographie et la liturgie (>). On eut tout naturellement le désir d'avoir à Rome même un souvenir de Jérusalem, un lieu consacré au mystère de la Rédemption ; on choisit pour cela la région où s'élevaient la basilique du Sauveur et le palais pontifical,et on l'appela- Jérusalem. Le Zr/^^r/(7;f//^^^//j, dans la biographie du pape Sylvestre, dit que Constantin y érigea une église € in palatio Sessoriano > : ^ Ubi et nomen ecclesiae dedicavit quae cognominatur usque in hodiernum diem Hierusalem. >

Le nom de < Sessorianum > est classique. Plutarque (^) le mentionne comme celui du lieu des exécutions capitales ;

I. Cf. Besotzi, Sioria di S, Croce in Gerusalemme^ Roma, 1750.

a. S. Syhficu Aquitanae feregrinatio ad loca sancia, éd. Gamurrini, Rome, 1887.

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