Probablement l'apôtre S. Thaddée
la Nicéphore, viii, 31 {P. G., t. CXLVI, côl. X17).
de Ste-Croix conserve trois grands fragments. D'autres, plus petits, sont dispersés un peu de tous côtés ; dès le IV^ siècle, S. Cyrille disait qu'il y en avait dans le monde entier (0*
La relique du titre de la Croix n'a pas pour elle une tradition aussi documentée. Elle a été retrouvée le i^ février 1492, — le jour de l'expulsion des Maures de Grenade, et Tannée de la découverte de l'Amérique, — dans la voûte de l'église, au-dessus de l'arc de l'abside ; sur la pierre qui la recouvrait étaient tracés les mots : HIC EST TITVLVS VERAE CRVCIS. Il ne reste qu'une partie très eflfacée de l'inscription hébraïque et de l'inscription grecque. La forme des lettres n'est pas très ancienne ; la diphtongue OT est contractée de la même manière que sur l'ambon de Jean VII à S^ Maria Antiqua, qui est du VIP siècle : il est possible que les lettres aient été retouchées.
Ste-Croix possède aussi un des clous de la Croix. Sur le nombre de ces clous les auteurs ne sont pas d'accord. Grégoire de Tours {^) en compte quatre ; on en voit quatre aussi sur toutes les peintures anciennes. Ils furent retrouvés par Ste Hélène (3). Théodoret rapporte qu'elle en fit placer un fragment dans le casque de Constantin et un autre dans le mors de son cheval (4).
On peut remarquer dans la basilique, à droite en entrant, l'inscription sépulcrale du pape Benoit VII. Elle est du X® siècle, d'une époque barbare et très pauvre en monuments épigraphiques. Elle renferme plusieurs allusions historiques : à l'usurpation de Boniface VII, à la mort tragique de Benoit VI étranglé dans le château St-Ange, au monastère construit près de l'église par Benoît VII, etc. (5).