I. Civilt, catiol., 1895, fasc
a. P. a, t. XXXni, col. 1167.
comme contemporain un événement que tant de ses concitoyens auraient nié s'il n'eût été vrai ? On a émis des doutes sur l'authenticité de la lettre, mais sans donner de preuves ; le style d'ailleurs est bien de S. Cyrille. D'autres auteurs attestent le fait de l'apparition de la Croix sur le Golgotha ; ainsi Sozomène (»), Théophane (2) ; Sozomène (3) parle même expressément de l'invention de la Croix, aussi bien que la Peregrinatio Sylviae {liS-'iH) (\}x\ donne en ces termes la raison de la fête du 3 mai : <L Quoniam crux Dfii inventa est ipsa die > (^). Il est vrai qu'Eusèbe bien qu'il raconte la découverte des Lieux Saints (5), ne dit rien de la vraie Croix ; mais on pourrait y voir une allusion dans son commentaire sur le ps. 87, et d'ailleurs Eusèbe ne nous rapporte pas absolument tout ce qui s'est passé sous Constantin (^). Le sentiment de Mgr Duchesne sur cette question n'est pas très clair. € Ce n'est que depuis la fin du I V« siècle, dit-il (7), que les écrivains latins et grecs mettent le personnage de Ste Hélène en rapport avec le fait précis de la découverte de la vraie Croix. > Toutefois il s'est défendu du reproche que lui faisait M. Pennacchi {^) de nier l'existense du fait lui-même. Quand donc il dit : € Occupons-nous d'abord de la légende de l'invention de la croix, > il faut penser que le mot légende ne s'applique pas proprement au fait, mais aux détails qui y ont été ajoutés, par exemple dans la doctrine d'Addai (^), la légende de Protonice, les actes de Judas Cyriacus. Les reliques de la vraie Croix furent apportées à Rome par Ste Hélène, qui mourut environ deux ans après son retour des Lieux Saints ('<>). D'après la tradition locale,la basilique