I. Cf. Grisar, Sioria di Roma e dei papi, t. I, pag
partagèrent les habitants appartenant à l'ancien titre de Nicomède ou à celui de cMatthaeus in Merulana>. Dans des fouilles faites sous la confession en 1750, on trouva un fragment avec le nom du pape Sfrice :
NATAL SIRICI + PAPAE
ECCLESIAE RIQVE • OR //////
Et un autre : svmptv • PROPRIO • FECIT
M. Armellini en a conclu que Téglise existait dès le IV' siècle ; mais rien ne prouve que ces fragments n'y furent pas apportés d'ailleurs. Le Liber pontificalis parle d'une restauration sous Grégoire III (732) : € Fecit de novo ecclesiam SS. Marcellini et Pétri prope Lateranum. > Au IX* siècle, elle hérita des privilèges de l'église suburbaine abandonnée après l'enlèvement des corps saints par des pèlerins allemands ('). Elle a été presque entièrement refaite sous Alexandre IV au XII I<^ siècle, et restaurée au XVIIIc par Benoît XIV.
I. Cf. Notions générales, p. 104 ; Itinéraire des catacombes, p. 210.
LA IV® région ecclésiastique correspondait aux IV« et VI« régions civiles, < Templum pacis > et < Alta semita >.
Les principaux monuments de la IV<^ région civile étaient : le € Templum Pacis >, construit par Vespasien sur le € Forum Pacis >, c'est-à-dire derrière Sts-Côme-et-Damien, à peu près à Textrémité de la Via Alessandrina ; on y gardait les trésors enlevés aux villes vaincues, en particulier le chandelier à sept branches ; — le € Templum Romae >, ou « Templum Urbis, Templum Sacrae Urbis >, avec une entrée latérale encore visible, où se trouvaient la préfecture urbaine, le dépôt du plan de Rome, des registres d'impôts, etc.; — le temple rond de Romulus, construit par Maxence en l'honneur de son fils, et dédié plus tard à Constantin, comme l'attestait l'inscription qu'y vit encore Panvinio ; — le temple dédié par Antonin à sa femme Faustine, et ensuite par le Sénat à Antonin lui-même ; — la € Basilica Aemilia >, sur le côté septentrional du Forum Romain. La IV« région s'étendait de Ste-Marie-aux-Monts au Colisée, comprenant le côté nord du Forum, le Forum de Nerva ou < Forum tradsitorium >, commencé par Domitien, et la Subura.
§ I«'. St-Laurent-in-Miranda.
Le sens de l'appellation € in Miranda > est très controversé. D'aucuns veulent y voir une allusion aux merveilles du Forum, mais cette étymologie n'a pour elle aucune preuve positive. L'église de St- Laurent fut formée dans l'intérieur du temple d'Antonin et Faustine. Cet édifice avait été dédié
Êlém. d'arch<îbl. chrét. — III. 33
d'abord à Faustioe : DIVAE FAVSTINAE EX SC, c'est-à-dire la première Faustine, car il est tout à fait semblable à celaî que représentent les médailles de cette princesse. Elle mourut en 141. A la mort d'Antonin (160X on ajouta la première ligne de la dédicace : DIVO ANTONINO ET. Les Mirabilia nous parlent de cette église. La transformation a donc été faite dans le haut moyen-âge. A quelle époque exactement ? nous l'ignorons. Mais il est probable que ce fut à l'époque byzantine, vers la fin du VT^ siècle, au plus tard pendant le VI K
Dès l'origine elle fut dédiée à St-Laurent. Quand il s'agit de saints étrangers, comme les SS. Côme et Damien, il faut attribuer à une dévotion spéciale le choix qui les a fait prendre comme titulaires d'une église. Mais pour les saints romains, il faut en chercher la raison dans quelque souvenir local. Nous voyons en particulier pour S. Laurent que l'église St-Laurent-in-Panîsperna rappelle le lieu de son martyre, St-Laurent-hors-les-Murs son tombeau, St-Laurent-in- Lucina la maison d'une dame chrétienne où le saint diacre aurait habité, etc. Peut-être y avait-il ici un souvenir de son procès, soit que celui-ci se fût déroulé au € Templum Telluris >, près du Forum d'Auguste, comme celui de bien d'autres martyrs, ou au < Templum sacrae Urbis > qui était la préfecture urbaine, ou même à la basilique Émilienne, car plus d'une fois des martyrs ont été condamnés dans des basiliques civiles, et à cause de cela quelques-unes sont devenues des églises, par exemple, celle de Palestrina en souvenir du martyr local S. Agapit (').
St-Laurent-in-Miranda est un temple proprement dit transformé en église chrétienne, tandis que le < Templum sacrae Urbis > était un monument consacré, il est vrai, mais sans caractère religieux, et le ^ Templum divi Romuli > n'était qu'un f heroon >, un monument commémoratif où on n'offrait pas de sacrifices. L'église moderne, bâtie au XVII« siècle sur l'ancienne, est de mauvais goût et ne