STE-MARIE-NOUVELLE
S. André (à sa gauche), S. Jacques et S. Jean (à sa droite). La présence de S. André peut être un souvenir de Toratoire dédié à cet Apôtre dans l'église de S^ Maria Antiqua. Audessous Pierre Sabin a copié Tinscription suivante :
CONTINET IN GREMIO COELVM TERRAMQVE REGENTEM VIRGO DEI GENIIRIX PKOCERES COMITANTVR ERILEM (»)
Il y en avait une autre en haut :
Gloria sanctacrvcis fitnobis semita Ivcis Qvam qvî portavit nos XPS ad astra levavit
Elle expliquait la mosaïque que décrit Cîampinî : une croix entourée de sept candélabres, des symboles des Évangélistes, de prophètes et de palmes.
Il y a aussi à remarquer une image de la T. Ste Vierge, apportée, dit-on, de Terre-Sainte au XI* siècle. La confession est ancienne ; elle remonte sans doute jusqu'à Léon IV, qui dut y déposer des reliques transférées des catacombes ; le Bernin la transforma pour y placer le tombeau de Ste Françoise. Dans la nef latérale, du côté de Tépître, on a fixé au mur les pierres sur lesquelles S. Pierre se serait agenouillé pour attendre la chute de Simon le Magicien : in
QVESTE PIETRE, dit l'inscription, POSE LE GINOCCHIA S. PIETRO QVANDO I DEMONII PORTARONO SIMON MAGO
PER ARIA. Elles y étaient déjà en 1375 (2). Il faut noter enfin plusieurs tombeaux : dans le sanctuaire, celui de Grégoire XI, qui ramena le St-Siège d'Avignon à Rome (1377), le monument n'a été élevé qu'en 1584; dans le vestibule latéral, le tombeau d'Antonio Riddo, ^ duxcopiarum>,chef de l'armée pontificale sous Nicolas V.Le triste César Borgia fut cardinal-diacre de ce titre jusqu'au moment où il renonça à la dignité cardinalice après l'avoir déshonorée pendant cinq ans (1493- 1498).
1. De Rossi, Inscript, christ,, t. II, p. 439. Les auteurs de la restauration moderne n'ont respecté ni l'ancien texte ni la mesure prosodique ; ils ont écrit : conti- NET IN GREMIO COELVM TE IN DOM... La fin du premier vers et le commencement du second sont cachés par la partie supérieure de l'autel.