‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 262 sur 365 · I. M s. Bnrberin · texte numérisé non relu

I. M s. Bnrberin

STE-PUDENTIENNE. 36g

geôlier de S. Laurent converti ec baptisé par le saint diacre. Il s'agit sans doute d'un portique construit par ce ptétn

ordonnés par FK Valertus Messala, préfet de Rome à la fin du IV« siècle (0 :

...VS- VAL- MESSALA* V- C PRAEFECTVS* VRBI AD- SPLENDOREM- PVBLICVM - IN- VICO- PATRICIO- VICTORIAE ET- FIERI- ET- ORNARl- PROCVRAVIT

L'église fut décorée sous Innocent P' (V® siècle) ; Panvînio put lire dans Tabside un fragment de rinscription commémorative : SAL(vo) lNNOCEN(tio episcopo). De nouvelles restaurations furent faites sous Hadrien I^, dont le monogramme, que Pompeo Ugonio prit pour celui d'Hadrien Il (IX<^ siècle), était tracé au centre de Tare triomphal ; sous Grégoire VII (seconde moitié du XI« siècle) ; sous Innocent II (XII^ siècle), qui éleva le campanile; plus tard, par le cardinal Gaetani (XVI* siècle), qui construisit la belle chapelle à gauche et qui, pour donner à la basilique un aspect plus moderne, ne craignit pas d'encastrer les colonnes dans de lourds piliers et de détruire une partie de la mosaïque ; enfin récemment par le cardinal Bonaparte, à qui on doit les peintures de la façade.

L'église, avec ses douze colonnes et sa mosaïque absidale, a conservé en partie sa disposition antique. Une partie du pavé, dans la nef de gauche, est très ancienne. Le puits que l'on voit dans cette nef a la même origine légendaire que celui de Ste-Praxède ; ce n'est certainement pas celui dont a pu se servir Ste Pudentienne, puisqu'il est au-dessus du niveau de la maison antique. Le monument le plus important est la mosaïque de l'abside. Le style même démontre qu'elle est du IVe siècle, de l'époque du pape Sirice: c'est donc la plus ancienne des mosaïques qui décorent les absides basilicales, puisque celle de Ste-Constance ne se trouvait pas primitivement dans une église, mais dans un mausolée. Elle a été mutilée dans la restauration du cardinal Gaetani, mais un savant de cette époque, Ciacconio, nous en a laissé un dessin complet (^) ; on en voit aussi un autre dans la bibliothèque Vatîcane, où il a été porté avec les papiers de Marin! et où

1. Cf. Corsini, Séries praefectorum Urèis, p. 304; — Ugonio, S ia /ion i, p. 16 r.

Page 1