I. Cf. Éléments, t. I, p. 329-33a
a. ArmelHoi, Chiese, 3« éd. , p. 195, a donné une description de ces peintures.
§ Y. St-Laurent-ln-Panisperna.
Les Actes de S. Laurent placent son martyre près des Thermes d'Olympiade. Des fragments de mosaïques représentant des poissons, découverts près de St-Laurent-in- Panisperna et transportés au Musée du Capitole, peuvent en effet provenir d'établissements thermaux. Il y aurait ainsi analogie entre le martyre du saint diacre et celui de Ste Agnès, qui eut, elle aussi, à souff*rir près d'un édifice de ce genre, les thermes d'Alexandre Sévère. L'indication topographique des Actes est précisée par l'Itinéraire d'Eînsiedeln, qui au VIII« siècle place ici l'église € S. Laurentii in Formoso ubi assatus est >. Ce qualificatif i in Formoso > lui vint ou de sa beauté ou de sa position ou plutôt du nom de son fondateur. De fait un manuscrit cité par Bianchini (0 appelle cette église : <L Ecclesîam ipsius martyris Laurentii quam Formosus fecit. > Mais il ne s'agit pas, comme inclinait à le penser Armellini («), du papeFormose, qui vécut un siècle après la composition de l'Itinéraire d'Einsiedeln. Le Liier pontificalis^ parlant de la restauration faite par Hadrien V\ nomme l'église € ad Formosum >. Jean, chanoine de Latran au temps d'Alexandre III, rappelle le souvenir qui s'y rattachait du martyre de S. Laurent : € ubi positus est în craticula >. Au XI 11^ siècle, nous trouvons pour la première fois le vocable <L in Panisperna >, dans une inscription rapportée par Galetti (3) : i Cappellanus in sco Laarentio in panisperno>. L'origine de ce mot est incertaine ; peut-être vient-il du motPERPENNiAou perpennÀ, qu'on a remarqué sur une inscription trouvée en ce lieu ; peut-être se rapporte-t-il à des distributions de pain et de jambon qui se seraient faîtes dans cette basilique, en souvenir de la charité de S. Laurent envers les pauvres.
Du IX<^ au XI 11"^ siècle, l'église fut desservie par des Bénédictins, qui avaient leur couvent à côté. Honorius III