BI ROMANI PETRI CORR
ADI • PAVLI lOHIS PETRI
ET TEBALDI DE AL^INIS
EIVSDEM ECCLIE CLICIS
PACTE FVERVNT NOLE
ET NOLARIVM \jr^
décora inutilia et ipsi prope famae ignota fièrent in Vaticano templo apostolici sepulchri ornamenta in hadriana arce instrumenta publicae securitatis >. C'est ce qui aurait inspiré à Pasquino le mot satirique : i Quod non fecerunt barbari, fecerunt Barberini. > La restauration d'Alexandre VII fut plus heureuse ; on voit les armes de ce pape dans les feuilles
des chapiteaux. Jusqu*au XIX<: siècle, le Panthéon resta entouré de petites maisons qui produisaient le plus fâcheux effet; sur les instances de Fea, Pie VI I commença les travaux de dégagement, qui ne furent achevés que longtemps après par les soins du ministre Baccelli. Le Panthéon a reçu, en ces derniers temps, les dépouilles mortelles des rois Victor- Emmanuel et Humbert 1*^ On a parlé à cette occasion de désaffecter l'égh'se pour en faire un monument civil. Ce serait un véritable crime contre l'histoire d'un éJifice qui réunit en un si harmonieux accord les gloires de Rome païenne et celles de Rome chrétienne.
§ III. S te- Agnès.
Néron prolongea les Thermes d'Agrippa jusqu'à la place Navone ; cette nouvelle construction fut restaurée par Alexandre Sévère.Les «thermae Neronianae,Alexandrînae> occupaient l'emplacement du palais du Sénat. La place Navone, qui a la forme d'un stade ou d'un cirque, correspond au < stadium Domitiani >, mentionné de ce côté par le catalogue régionnaire; il y en a des ruines sous les maisons voisines. Le nom même rappelle cette origine ; car Navona ne vient pas de « Navis », mais de < A ^on, In agona >, et c'est tout à fait par erreur qu'on l'appelle quelquefois € foro agonale > : l'expression < circo agonale >, quoique impropre, est moins fautive. Le souvenir de Ste Agnès est lié à cette place.
Les circonstances du martyre de Ste Agnès telles que les rapportent les Actes ont été exposées ailleurs (») et sont du reste assez connues pour qu'il ne soit pas nécessaire d'y insister ici. Trois autres documents nous parlent du mêpie fait : un traité de S. Ambroise, une inscription damasienne et une poésie de Prudence. Parce qu'ils ne donnent pas tous les mêmes détails, on a prétendu en conclure qu'ils s'étaient inspirés de plusieurs documents antérieurs dont les récits étaient différents. Il est plus croyable que S. Ambroise,