Lit. pont if
complètement l'édifice, abattit l'ancienne église, dont il utilisa sans doute les colonnes, et édifia la nouvelle à un niveau plus élevé. Quand on restaura cette dernière, sous Pie IX, on put reconnaître les traces des deux édifices antérieurs : des murs du IV^ siècle, et sous l'arc triomphal actuel une abside du IX^ avec des traces de peintures et des marbres qui ont été placés sous le portique.
Ce portique forme un véritable petit musée épigraphique. Les nombreuses inscriptions païennes et chrétiennes que Ton y voit furent employées comme matériaux de construction, et souvent retournées pour servir de dalles. Plusieurs proviennent des catacombes. C'est surtout au XVI II« siècle qu'elles furent transportées au Transtévère par Boldetti^ chanoine de la basilique. En voici deux païennes, dont l'une nomme Caracalla et sa mère Julia Pia :
ma
CELLO LIVIAE AD ORNATV/m
JfNVICTO • PIO R I N CI PE S Julia(^E » AVG . MATRX
• piol
I PE s|
Fe(LICI • AVGVSTO
fjORTISSIMO ej/vS DOMINAE NOSTRAE
Les suivantes sont chrétiennes :
SCLEMINA 1^PACE QVE VIXIT Ai ET HABE DEPOVSIONE DIE VO) DIE MCVRII IRIDIE MARTVRojrum ORA IV IN PAGE VIS VIXIT ANN
PAVLVS . PRESBYTER
-f LOCVS VALERANI CARTHARI