ST-PIERRE-IN-MONTORIO
la place Mastai, parle du € pagus JaQiculensis > (}). Au sommet était une des deux citadelles de Rome, attribuée à Ancus Martius : € Janiculum quoque adjectum, non inopia locorum, sed nequando ea arx hostium esset, id non muro solum» sed etiatn ob commoditatem itineris ponte Sublicio tum primum in Tiberi facto conjungi urbi placuit > (3). Des murs parallèles devaient descendre du Janicule au Tibre ; le pont était au milieu, à peu près au même endroit que le pont Palatin d'aujourd'hui, comme permet de le conjecturer le cippe de Vespasîen trouvé à Ste-Cécile. La forteresse a été remplacée par St-Pierre in MontorioXjdi € porta Janiculensis > (porte St- Pancrace) y donnait accès (3).
La plus ancienne mention d'une église sur le Janicule nous est fournie par le Liber pontificalis de Ravenne, attribué à révêque Agnellus (IX« siècle). Le manuscrit de Turin cite aussi une < ecclesia S. Pétri montis aurei > (^). C'était, dès le XI I^ siècle, une des vingt abbayes de Rome. Elle était presque abandonnée, quand, en 1472, le pape Sixte IV y établit les Franciscains. Ferdinand et Isabelle d'Espagne y firent construire la belle église moderne, dont l'architecte fut Pontellî, auteur du palais de Venise. La rotonde élevée à côté sur les plans de Bramante indique le lieu où l'on croyait alors que S. Pierre fut crucifié sur le Janicule (5).
Cette tradition cependant n'est pas la plus ancienne ; et même au XV« et au XV I« siècle elle n'était pas admise par tout le monde. Bosio, si prudent dans ses affirmations, déclare que l'opinion qui place le martyre de S. Pierre au Vatican est la plus autorisée ; et il rapporte, d'après Giulio Ercolano, chanoine de St-Pierre au XVI® siècle, que l'on montrait