ORIGINE DE LA FORME BASILICALE
toajoDrs la même, était là suivante : à l'entrée, un vestibule flanqua sur la rue de boutiques, < tabernae); immédiatement après, une première cour, 1' < atrium } [2], et autour, des chambres, la cuisine, le (lararium >, etc. ; puis une seconde coar, entourée de colonnes, le « pen'stylium > [7] ; au milieu de chaque cour, un bassin, 1' < impluvium i [3, 8] ; au fond an <peristyltum>, le grand salon de réception, le ftabllnum) [9] ; et sur les côtés, des couloirs, < fauces >, conduisant au Iviridarium > ou jardin. Du plan ci-dessus, qui est pour ainsi dire celui d'uoe maison-type, on peut rapprocher la vue d'une
ancienne maison en ruines et le plan d'une maison découverte sur le Palatin.
Or, cette disposition générale se retrouve dans les basiliques chrétiennes : elles ont un vestibule, un < atrium y orné d'une fontaine, un péristyle à colonnes, enfin la nef et le sanctuaire, qui correspondent au < tablinum >.
2» Le style de l'église elle-même est à peu près celui de la basilique publique ou privée. La basilique de Constantin, par exemple, aurait pu, presque sans modifications, être
tUm. d'arcfaioL chrtt. a
l8 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
transformée en église chrétienne. Il y avait aussi dans les maisons riches, — Vîtruve (') le dît expressément, — de vraies
basiliques privées. On en trouvait surtout chez les magistrats, dans les palais impériaux, etc., où elles servaient à rendre la justice. Celle de la maison des Flaviens, au Palatin, est
parfaitement reconnaissable : or elle présente une analogie frappante avec la basilique de Ste<Agnis hors les murs. Du