‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 45 sur 365 · LES PARTIES DE LA BASILIQUE. I · texte numérisé non relu

LES PARTIES DE LA BASILIQUE. I

reste cette adaptation des formes classiques aux usages liturgiques des chrétiens ne s'est pas faîte tout d'un coup à l'époque de la paix : nous rencontrons déjÀ dans les catacombes, notamment au cimetière Ostrien ('), de remarquables Essais d'architecture basilicale.

§ II. Les parties de la basilique.

Aptes avoir franchi le vestibule, 1' < atrium > quand il existait, et le c narthex >, péristyle où se tenaient les catéchamènes et les pénitents, qui n'avaient pas le droit d'assister à la messe, on pénètre à l'intérieur de la basilique. Vers l'extrémité de la nef centrale se trouvaient la < schola cantomm >, entourée d'une grille, < cancelli » ; à droite et à gauche, deux ambons pour l'épitre et l'évangile ; au-delà, letbema >, élevé de quelques degrés, et l'autel ; au fond, l'abside avec les sièges pour le clergé et la chaire de l'évéque. Une curieuse lampe ancienne nous montre l'aspect général qu'offrait la basilique.

Les basiliques ont généralement trois ou cinq nefs, rarement un plus grand nombre ("), quelquefois une seule.

L et Èltmtai$. t II, p. ^Th-vjj ; — Holtïinger, Allchrinticke Basi/itti i<t

î"f *'»*™"''. "898, el Dit aUchritliiclU mnd iyMaHlimi,clu Bautanil. 1898. î. Celle de Damons-el-Kariia, près de Carihage, en avait jusqu'à neu£ Cf Ifirn Btllai.. 1898, p. lao iq.

L'autel était construit sur le tombeau d'un martyr ou au moins renfermait des reliques, suivant que la basilique était cimitériale ou urbaine (<). Dans la basilique de Latran, Tautel en bois sur lequel, suivant la tradition, S. Pierre aurait consacré, tenait lieu de tombeau. Après les translations de martyrs dans la ville, on construisit des confessions imitant les galeries de catacombes ; c'est ce qu'on a voulu faire à Ste-Praxède, par exemple. L'autel, isolé, était recouvert d'un € ciborium > ou tabernacle à quatre colonnes, auquel étaient suspendus deux voiles et la colombe de métal précieux où se conservait la Ste Eucharistie.

La € pergula >, qui correspondait à l'iconostase des Grecs, séparait l'autel de la € schola cantorum >. C'était une architrave en marbre ou en bois, soutenue par des colonnes et portant des lampes, des ex-voto, etc. (2). Les barrières de marbre, € plutei >, qui formaient la € schola cantorum >, c'est-à-dire l'espace réservé aux chantres, présentaient de larges surfaces que souvent les sculpteurs recouvraient d'ornements variés, symboliques ou purement décoratifs.

La chaire de l'évéque et les sièges pour le clergé se trouvaient ordinairement au fond de l'abside. Il y avait cependant des exceptions. Ainsi dans la basilique de Parenzo, postérieurement transformée et modernisée, le fond de l'abside était autrefois occupé par le tombeau du saint local, la chaire épiscopale était placée en avant (^). Quelquefois l'abside, au lieu d'être fermée, se terminait par des arcs donnant accès à une galerie où se tenaient les femmes ; ainsi en était-il dans les basiliques de Ste-Sévère à Naples, et à Rome dans celles des Sts-Come-et-Damien, de St-Sébastien, de Ste-Marie-Majeure. Celle de St-Jean-de-Latran a même subsisté jusqu'à ces derniers temps ; elle a été détruite sous Léon XIII quand on a reculé la mosaïque pour ajouter à l'abside une nouvelle travée.

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