‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 53 sur 365 · De Winghe, cocL cit · texte numérisé non relu

De Winghe, cocL cit

ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIB CHRÉTIENNE.

Les mêmes artistes travaillèrent également à Subîaco, où on lit sur le clottre de Ste-Scholastîque les noms de Cosmas, Luc et Jean ; et sur la porte intérieure du monastère de 5t-Benoît l'inscription :

1^, LAVRENTIVS CVM lACOBO FILIO SVO. FECIT HOC OPVS.

En même temps qu'eux prospérait une autre école, celle desVassalletti.Ils furent les auteurs du cloître de St-Jean-de- Latran, dont l'inscription, lue jadis par Sirmond ('), a été retrouvée récemment sous des constructions postérieures :

NOBILITATE DOCTVS HAC VASSALECTVS IN ARTE CVM PATRE CEPIT OPVS QVOD SOLVS PERFICIT IPSE

Ce clottre est une œuvre du commencement du XI 11= siècle, car celui de St-Paul, qui en est manifestement une imitation, fut achevé la dernière année de l'abbé Jean d'Ardée.mort en 1241. C'est aussi un Vassalletti qui fit la chaire de la cathédrale d'Anagni : vasalet de roma ; — le candélabre de la même église : vaSALETO me FECIT ;

1. B. N. de Paris, cod.iuppt. lai. 1430, fol. a;. Ct.dtRoai.BuUel,, 1S91, p.Qo-gj.

— le tabernacle aux saintes huiles de St-Françoîs à Vîteibe : BASSALLECTVS ME FEClT; — le iion en marbre placé à l'entrée de l'église des Saints- Apôtres : ^ BASSAl.ECTVS ; — le candélabre de St-Paul- hors- les- Murs : EGO NICOLAVS de ANGELO CVM PETRO BASSALETTO HOC OPVS COMPLEVI.

On peut deviner le même nom dans l'inscription qui se lisait SUT une statue d'Esculape conservée au palais Verospi : ASALECTVS. Winlcelmàn crut y reconnaître le nom d'un artiste grec ancien qui se serait appelé A^irxXextoi; ; il est plus probable que cette statue était simplement une copie

de statue antique ayant servi de modèle dans Tatelier de cet artiste du moyen-âge.

Le P. Grisar a aussi fait connaître une autre école artistique qui travailla en Ombrie, surtout à Spolète, au

Xlle siècle 0).

Enfin en dehors de ces familles de € marmorariî >, il y eut encore des artistes isolés, comme le Pascal qui fit le candélabre de Sle- Marie in Cosmedin :

VIR DOCTVS ET PROBVS PASCALIS RITE VOCATUS SVMMO CUM STVDIO CONDIDIT HVNC CEREVM

un Dudus de Trivio (*) ; un < Ivo magister >, auteur du tabernacle aujourd'hui détruit des Sts-Côme-et-Damien près de Vicovaro : QVAE VIDETIS IVO ME FECIT (3).

Pour composer toutes leurs décorations, ces artistes firent main basse sur les pierres cimitériales, faciles à scier en plaques de toute forme, comme les demandait V ^ opus tessellatum >, principalement pour les pavages. Ainsi voit-on dans Tambon de St-Laurent-hors-les-Murs l'inscription d'un prêtre du titre de Nicomède. Elles furent même transportées en dehors de Rome, par exemple à Genazzano ("*), à Corneto, et jusqu'à Westminster. Un fragment de l'inscription damasienne de S. Hippolyte, qui avait servi au même usage, est aujourd'hui fixé au mur du cloître de St Jean de Latran.

1. Una scuola classica di marmorarii medioevali, dans le Nuov. bulUtt. , 1895, p. 42 sq.. 127 sq.

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