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Tautel et toute rëglise,en récitant des psaumes et des oraisons; pendant ce temps quelques clercs exécutent aussi des chants au dehors.Ensuite, il consacre l'autel avec le saint chrême, traçant une croix au milieu et aux quatre coins, puis frottant de l'huile sainte toute la table, qu'un prêtre ne cessed'encenser. II fait également des croix avec l'huile sainte sur les murs de l'église. On lui apporte alors les linges et vases sacrés qui serviront pour le culte; il bénit les premiers, consacre les seconds. Tout le clergé se rend ensuite processionnellement au lieu où ont été déposées, la veille, les reliques destinées à la nouvelle église. Les basiliques catacombales étaient toujours construites sur quelque tombeau de martyr. Par analogie on voulut que toutes les autres églises possédassent quelques reliques : de là l'empressement des chrétiens à faire toucher aux tombeaux des martyrs des objets emportés ensuite comme souvenirs, et appelés f bénéficia, pignora >, même reliques ; de là aussi ces longues listes de < bénéficia sanctorum > qui mentionnent parfois des reliques d'anges, et qu'on trouve dans certaines églises avant même l'époque où se généralisèrent les translations de corps saints ('). Quand ce fut possible, on se procura de vraies reliques, et cet usage s'est conservé jusqu'à présent dans la liturgie delà dédicace. Le clergé étant donc arrivé devant les reliques préparées la veille, l'évêque récite deux oraisons ; puis on organise une procession solennelle, avec les croix, les encensoirs, beaucoup de cierges, et on transporte les précieux restes en grande pompe, au chant des antiennes. A la porte de l'église, nouvelles oraisons. Puis on monte à l'autel. Derrière un grand voile qui le dérobe aux regards des fidèles, l'évêque dépose dans l'autel les reliques. Ensuite on couvre l'autel des nappes on allume les cierges, et le pontife chante solennellement la messe propre {^), Pendant toute la semaine des messes pu-