Ub. pont. , éd. Duchesne, I, p
îmnaaculatam hostîam > (') ; que S. Syramaque (498-514) ordonna la récitation du Gloria in excelsis, hymne d'origine grecque, déjà prescrit par S. Télesphore (152-154) pour la messe de la nuit de Noël («), le dimanche et aux anniversaires des martyrs (3) ; que S. Grégoire (590-604) fit insérer dans le canon les mots : « Diesque nostros in tua pace disponas, etc. > (4). Le même pape assigna au Pater la place qu'il occupe actuellement (5). Sergius l^ (687-701) partagea entre le clergé et le peuple la récitation de YAgnus Dei (^).
Le sacramentaire d'Hadrien nous donne d'abord les prières de l'ordinaire de la messe, puis les oraisons et les préfaces des fêtes, dimanches et fériés, des messes communes en l'honneur des saints et pour les défunts, la messe d'ordination, enfin diverses prières et bénédictions. Les introïts, graduels, offertoires et communions, se trouvent dans TAntîphonaire, < liber antiphonarius >, également connu sous le nom de S. Grégoire.
L'ordinaire de la messe, tel qu'il se présente dans le Sacramentaire, est substantiellement le même que celui des missels actuels. Voici quelques différences à noter. Le Kyrie eleison n'a pas le même nombre d'invocations qu'aujourd'hui; S. Grégoire lui-même nous apprend qu'on disait autant de fois Cliriste eleison que Kyrie eleison (^) ; une indication de VOrdo 1 permet de croire que ce nombre n'était pas absolument fixe, bien plus qu'on supprimait tout à fait cette prière les jours oii on venait de chanter les litanies, sauf celui de la litanie majeure (8). Le Gloria in excelsis se chante le dimanche et les jours de fête, quand c'est l'évêque qui officie ; les
I. Lib. pont, éd. Ducbesne, I, p. 239. a. Ibid., I, p. 56-57.