‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 76 sur 365 · Lit. font. , édit. Duchesne, I, p · texte numérisé non relu

Lit. font. , édit. Duchesne, I, p

yo ÉLÉMENTS d'arCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

I Plus solennelle encore était la procession du lundi de Pâques. Ce jour-là, le pape allait en grand gala, comme nous dirions, célébrer la messe à St-Pierre. En allant, il passait derrière les édifices qui bordent au nord la Voie sacrée et le Forum. Mais au retour le cortège les longeait par devant II

débouchait par le « clîvus Argentarius » (via di Marforio), devant la prison Mamertine, passait sous l'arc triomphal de Septime-Sévère, plus loin sous l'arc de Nerva (€ arcus Fabianus »), devant le temple de Faustîne, montait la Voie sacrée sur les pavés où Simon le Magicien était tombé jadis,

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atteignait l'arc de Titus, puis la <L meta sudans > ; d'oti, laissant à droite l'arc de Constantin et le Colisée, il disparaissait vers le Latran (»). »

La procession des grandes litanies, le jour de S. Marc, mérite aussi une mention spéciale. Le pape y prenait part, assisté du clergé de ioutes les basiliques patriarcales. En partant de St-Jean-de- Latran, un sous-diacre régionnaire prenait sur l'autel la croix stationnale,qu'il portait d'abord sur le bras, afin que les fidèles pussent la baiser, et qu'il levait hors de la basilique. La « schola >, marchant derrière le pape, entonnait une antienne, que reprenaient successivement le clergé de Latran, celui de Ste-Marie-Majeure et celui deSt-Pierre. Au Cotisée commençait la <: litania septiformis > : chaque invocation était répétée sept fois. A Ste-Marie-la-Neuve, où un siège était préparé pour le pape, on faisait une pause, jusqu'à la fin des litanies, et le pontife chantait une oraison. De Ste-Marie-la-Neuve à St-Marc, où on prenait un second moment de repos, la litanie devenait i quinqueformis > elle était c triformis > de St-Marc au pont St-Ange, et, après un nouveau repos, simple jusqu'à la place de St-Pierre. On entrait ensuite à St-Pierre, où le pape chantait la messe stationnale. A ces pauses marquées par le chanoine Benoit, Cencîus Camerarius en ajoute deux autres, à St-Clément et au lieu appelé Parion ; et il note qu'à St-Marc la croix de St-Pierre prenait rang parmi les autres croix processionnelles, entre la croix de St-Laurent et celle de Ste-Marie-Majeure.

§ V. L'office divin (^).

L'usage de sanctifier la journée par la récitation de prières à des heures déterminées n'a pas été introduit par l'Église chrétienne. Les juifs la pratiquaient : en devenant chrétiens, ils n'avaient aucune raison d'y renoncer (3). Mais l'Église

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