‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 77 sur 365 · Aci., II, I, 15 ; X, 9 ; m, i · texte numérisé non relu

Aci., II, I, 15 ; X, 9 ; m, i

transforma en institution publique ce qui n'était que dévotion privée, et régularisa la prière en en déterminant les éléments et Tordre. Ce travail commença dès le IV« siècle ; vers le VI II* il était à peu près achevé : VOrdo psallendià\x temps de Charlemagne ne diffère que légèrement, dans sa forme générale, du Bréviaire romain approuvé par S. Pie V, Urbain VIII et Clément VIII.

On peut y distinguer trois ordres de prières qui se sont juxtaposées et soudées de manière à former un seul tout. Les matines et les vêpres se rattachent évidemment à l'office de nuit que pendant les premiers siècles chantaient les chrétiens avant leurs réunions liturgiques : la i vigilia > s'est dédoublée, elle a donné l'heure du commencement et celle de la fin de la nuit. Les heures de Prime et de Complies sont des prières proprement monastiques : les moines jusqu'à une époque assez tardive les récitèrent au dortoir, matin et soir. Les autres petites Heures dérivent des prières privées que les chrétiens les plus fervents, les ascètes, précurseurs des moines, récitaient dans l'église trois fois par jour. Quand les monastères se répandirent, surtout quand ils vinrent à Rome s'établir près des basiliques et en assumer en partie les services réguliers (*), leur office se combina avec celui des clercs ; et ceux-ci à leur tour durent accepter la forme de prière importée par les moines.

A l'origine, cet office se composait uniquement de psaumes, de répons et d'oraisons. Les psaumes étaient déjà en honneur dans la liturgie des catacombes, comme ils l'avaient été dans la synagogue. On les chanta d'abord d'une manière analogue à celle qui a été conservée pour nos Invitatoires, l'assemblée répétant une même formule après chacun des versets récités par un soliste. Puis on partagea les fidèles en deux chœurs alternant la psalmodie. Les lectures ou leçons, usitées pour les vigiles, ne s'introduisirent que plus tard, vers le VIP siècle, dans l'office canonique ; nous les avons encore à Matines, et il en reste des traces dans les capitules et leçons

I. Vers le milieu du Ville siècle, il y en avait trois auprès de St-Pierre du Vatican, ceux des Sts-Jean-ct-Paul, de St-Étienne et de St-Martin.

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