‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 5)Chapitre 226 sur 361 · X. Di S. Fe lice papa e martyre, App... p. V sq · texte numérisé non relu

X. Di S. Fe lice papa e martyre, App... p. V sq

2. Cf. deRossi, In script, christ,, t. I, p. 176-177. Voir la même expression dans une épitaphedu cimetière de St-Valentin.

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Gt)apitre Dou3i^me.

APRÈS le cimetière de Félicité, VIndex coemeteriorum mentionne, sur la Via Salaria Nova, trois antres groupes : <: Çoemeterium Priscillae ad S. Syivestrum, coemeterium Jordanorum ad S. Alexandrum, çoemeterium Thrasonis ad S. Saturninum >. Le premier Itinéraire de Salzbourg parle aussi de deux églises, dédiées, Tune à S. Saturnin, Tautre aux SS. Chrysanthe et Darie.Les mêmes indications se retrouvent dans le second Itinéraire de Salzbourg, mêlées à une erreur historique, car on y confond S. Alexandre, fils de Ste Félicité, enterré dans le voisinage, avec S. Alexandre de la voie Nomentane, et on lui donne pour compagnons les SS. Ëventius et Théodule. Le même Itinéraire et celui de Malmesbury nomment encore en cet endroit sept vierges,Saturnina,Hilaria,Dominanda, Serotina, Paulîna, Donata, Rogantina. La place précise du cimetière de Saturnin est marquée par le manuscrit d'Einsiedeln : € In sinistra S. Saturnîni, in dextera S. Felicitatîs.> Enfin leLiter pontijicalis, dans la biographie d'Hadrien I", indique dans le cimetière des « Jordani » les tombeaux des Saints Alexandre, Vital et Martial. Il y a en effet, entre Ste-Félicité et Prîscille, un groupe important de galeries.

Une grande découverte fut faite au temps de Baronius, en 1578, dans une vigne appartenant à un gentilhomme Espagnol, Barthélémy Sanchez, laquelle passa ensuite aux Délia Rovere (2). Bosio découvrit dans cette région d'autres galeries souterraines et les ruines d'une église de St-Saturnin, appelée alors de Ste-Citronine. Ces galeries correspon-

1. Cf. De Rossi, DulUUino, 1873, p. 5-25, 49-83 (édit. franc.).

2. Le blason de cette famille est sculpté sur la porte d'entrée, qui est restée isolée à droite de la voie.

dent évidemment aux deux groupes cimetériaux de Thrason ou de Saturnin et des € Jordani >.

Thrason était un riche citoyen romain, dont on h't le nom dans les Actes de Suzanne et dans plusieurs autres documents. Il ensevelit dans sa propriété plusieurs martyrs, notamment S. Saturnin, un vieillard condamné à travailler dans les carrières pour la construction des Thermes de Dioctétien. Ce martyr fut honoré à Rome, le calendrier Libérien le nomme au 29 novembre : € III Kal. Dec. Saturnini in Thrasonis > ; et S. Damase lui consacra une longue inscription, d'ailleurs très obscure, dont nous trouvons le texte dans les recueils épigraphiques (») :

INCOLA NVNC CHRISTI FVERAT CARTHAGINIS ANTl: TEMPORE aVO GLADIVS SECVIT PIA VISCERA MATRIS SANGVINE MVTAVIT PATRIAM NOMENaVE GENVSCIVE ROMANVM CIVEM SANCTORVM FECIT ORIGO MIRA FIDES RERVM DOCVIT POST EXITVS INGENS CVM LACERAT PIA MEMBRA PREMIT GRATIANVS VT HOSTIS POSTEACIVAM FELLIS VOMVIT CONCEPTA VENENA COGERE NON POTVIT CHRISTVM TE SANCTE NEGARE IPSE TVIS PRECIBVS MERVIT CONFESSVS ABIRE SVPPLICIS HAEC DAMASI VOX EST VENERARE SEPVLCRVM SOLVERE VOTA LICET CASTASCIVE EFFVNDERE PRECES SANCTI SATVRNINI TVMVLVS OVIA MARTYRIS HIC ES7 SATVRNINE TIBI MARTYR MEA VOTA REPENDO.

L'oratoire dans lequel était placée cette inscription n'est autre sans doute que celui dont Bosio vit les restes. Construit dès le IV« siècle, il fut restauré au VI^ siècle par Félix IV (526) et subsista jusqu'au temps de Nicolas IV (1288-1294), comme on le voit par une bulle de ce pape. Les reliques furent, on ne sait à quelle époque, transportées à Sts-Jean-et- Paul, où, après quelques années d'oubli, on les vénère de nouveau, depuis que le P. Germain de St-Stanislas a pris soin de faire restaurer leur chapelle (*).

L'entrée d'un premier hypogée, correspondant peut-être au cimetière de Thrason, se trouve dans la villa Odescalchi, à gauche de la voie. J'en donne un plan schématique.

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