Lib. pantif., in vit. Damasi
le <L coemeterium Damasi >, tout voisin de l'autre région appelée € coemeteriam Basile! ad SS. Marcum et Marcellianum >. Voilà an point tout à fait acquis. Quant à fixer avec certitude et dans les détails Tidentification exacte de ces tombeaux et Tétat de leur décoration, il serait prématuré de le tenter avant Tachèvement des fouilles et des études plus approfondies. Non loin de cet endroit on a aussi trouvé l'escalier de cette région cimitériale importante.
Du texte de cette inscription il me semble qu'on pourrait tirer plusieurs conséquences pour l'histoire intime de la famille de S. Damase. Je l'ai déjà montré dans le Nuovo Butleitino, 1903, n. 1-2. Je me contenterai de dire ici que le nom de la mère de Damase, Laurentia, m'a fait penser à la personne de même nom, rappelée dans l'inscription damasienne du tombeau de Tévêque Léon, sur la voie Tiburtine : HVNC MIHI COMPOSVIT TVMVLVM LAVRENTIA CONIVX (i). En effet, Léon, contemporain de Damase, avait été lecteur, diacre et évéque. Le père de Damase exerça aussi ces diverses fonctions, nous le savons par une autre inscription : HINC PATER EXCEPTOR LECTOR LEVITA SACERDOS (»). On pourrait donc au moins faire l'hypothèse que l'évêque Léon fut le père même de Damase. Le Liber Poniificalis, il est vrai, dit que le père de Damase s'appelait Antonius ; mais Antonius pouvait être le € gentilitium > ; rien n'aurait empêché qu'il s'appelât <. Antonius Léo» ou « Antonius qui et Leo>. Pour le détail des arguments, qu'on se reporte au numéro du Bidlettino déjà cité, et qu'on veuille bien voir dans mon article moins une thèse catégorique que l'exposé d'une conjecture ou, si on l'aime mieux, l'indication d'une étude à faire.
Supr. , p. 293.
Notions ji^énéraUs, j). 224.
APPENDICE
Un important document topographique relatif aux catacombes romaines.
OUTRE les Itinéraires des pèlerins, transcrits en note au commencement de chaque chapitre, nous nous sommes souvent servis d'un autre document, auquel son ancienneté et la richesse de ses indications topographiques donnent une grande valeur. C'est le catalogue de Monza, c'est-à-dire la liste des huiles recueillies près des tombes des martyrs romains, au temps de S. Grégoire le Grand (590-604), par Jean, prêtre de la cour de la reine des Lombards Théodelinde, et rapportées par lui à cette pieuse princesse. A cette époque, on ne pouvait se procurer de reliques proprement dites. Le catalogue original, Notitia oleorutn^ est écrit sur une feuille de papyrus. On le conserve dans la cathédrale de Monza, en même temps que de petites étiquettes en papyrus, <pittacia>,qui devaient être attachées aux fioles renfermant les huiles. Les € pittacia > donnent les noms des Saints en groupes topographiques. Dans la transcription qu'il en a faite lui-même, la Notitia, Jean n'a pas tenu compte de cet ordre ni même de Tordre des voies. C'est pour cette raison que je n'ai pas joint ses indications à celles des autres documents au début des chapitres : mieux valait s'en abstenir que de faire, comme d'autres, des divisions et groupements arbitraires. J'en donne ici une reproduction très exacte, d'après Marinî, Papiri diplomatici, p. 208-209, et d'après une photographie que m'a gracieusement communiquée mon collègue le baron Kanzier :