Ep. CXXV ad RusHc
10. Ep. XLIX ad Pammach. ; LUI ad Paulin. ; LXI ad Vigilant.; CV, CXII, ad Augustin.
LA SOCIÉTÉ CHRÉTIENNE AU IV e SIÈCLE. 89
échanges (') et parmi les présents qu'il était d'usage de se faire ( 2 ), les livres étaient des plus estimés. Les dissertations adressées à Marcella, à Paula, et à d'autres, supposent chez les destinataires une culture intellectuelle peu commune (3). Est-ce à dire que le monde chrétien fût parfait? Non assurément, et un homme aussi austère que S. Jérôme devait trouver à reprendre plus d'un abus. La médisance et la calomnie ont trop souvent libre cours; il se voit obligé d'y répondre, et il le fait parfois avec vivacité ( 4 ), quand il est personnellement en cause. Les clercs ne se montrent pas toujours assez détachés des biens terrestres ( 5 ); des diacres cherchent à s'élever au-dessus des prêtres ( 6 ); des évêques abusent de leur autorité ( 7 ). Les désordres moraux surtout trouvent Jérôme impitoyable : femmes débauchées ( 8 ), moines (9) ou clercs ( IO ) oublieux de leur devoir, hypocrites de toutes conditions abritant leurs vices sous le couvert de la religion ( IC ), il flagelle tous les coupables ; et il faut que le mal ait été profond pour qu'il y revienne si souvent et fasse des recommandations si pressantes aux vierges consacrées ( ia ). La foi même est ébranlée chez plusieurs. L'hérésie l'avait attaquée dès les temps apostoliques ( l3 ) : il n'est pas surprenant qu'elle renaisse sous diverses formes au IV e siècle, dangereuse