‹ Éléments D'archéologie ChrétienneChapitre 11 sur 307 · SOURCES DE L'ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE. XVII · texte numérisé non relu

SOURCES DE L'ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE. XVII

tard, ils contiennent pour chaque saint une petite notice extraite de ses Actes. Les plus connus sont ceux de Bède (VII e s.) (*), de Raban Maur ( a ), d'Adon, évêque de Vienne au IX e siècle (3), et d'Usuard ( 4 ). Ce dernier fut exécuté à St-Germain-des-Prés vers Tan 875 ; le Martyrologe romain actuel n'en est qu'une réédition, revue et complétée par le cardinal Baronius (1598). Benoît XIV fait sagement observer que si cette édition officielle ne peut pas être modifiée sans le consentement du Saint-Siège, il ne s'ensuit pas qu'elle ait une valeur historique indiscutable : « Asserimus Apostolicam Sedem non judicare inconcussae esse et certissimae veritatis quaecumque in martyrologium romanum inserta sunt » Et il cite plusieurs exemples d'erreurs qui s'y étaient glissées et qui ont été corrigées par la suite. Ainsi on avait inscrit au 25 janvier Ste Xynoris, martyre: or dans l'homélie à laquelle le nom était emprunté, S. Jean Chrysostome ( 5 ) ne parle pas d'une sainte, mais de deux saints (Çuvwptç, couple), Juventin et Maxime, martyrs sous Julien ( 6 ).

III. Calendriers. Le plus ancien calendrier est le calendrier Libérien, dressé à Rome en 354, sous le pontificat du pape Libère. On l'appelle aussi Philocalien, parce qu'il fut écrit par Furius Dionysius Philocalus,le célèbre calligraphe des inscriptions damasiennes, et Bouchérien, du nom du P. Boucher, qui l'a publié, vers le milieu du XVII e siècle, dans son ouvrage De doctrina tetnporum. Le manuscrit était dédié à un certain Valentîn : « Valentine, vivas ! Valentine, floreas ! » Il est malheureusement perdu, mais la Bibliothèque impériale de Vienne en possède une très belle copie.

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