Contr. Faust., xx, ai (P. L., t. XLII, col
pretii nostri jam juxta sepulcrum posito cadavere priusquam deponeretur » (*). On peut croire que cette liturgie domestique des petites chapelles des catacombes a été l'origine de la messe basse. Dans les sanctuaires où reposaient les martyrs, la liturgie se célébrait avec une plus grande solennité. A l'époque de la paix, on réserva pour les basiliques supérieures la liturgie solennelle, i missa publica » ; on continua dans les cryptes la liturgie moins solennelle, i missa ad corpus >.
§ II. Les usages funéraires.
Au milieu des ruines des catacombes, nous retrouvons quelques vestiges des rites funéraires des premiers chrétiens, et la confirmation de ce que nous en disent S. Augustin ( a ) et Prudence ( 3 ).
Le corps, enveloppé d'un drap, était déposé dans un i loculus >, un arcosole ou un sarcophage. On répandait autour du baume et des fleurs. Bosio, le P. Marchi, de Rossi, affirment avoir encore senti le parfum de ces baumes en ouvrant certains i loculi i. Les fleurs sont souvent peintes sur les <L arcosolia > ou gravées sur la pierre.
Fréquemment à la chaux des tombeaux sont mêlés des fragments de verres. La plupart de ces verres ont contenu des parfums. Ils se rencontrent généralement dans la partie des cimetières postérieure à la paix ; plusieurs des tombeaux auxquels ils sont fixés sont datés par le monogramme isolé ou même par le nom des consuls. Très souvent ils n'étaient autre chose que les fonds des coupes employées dans les agapes; on les mettait là comme un signe d'honneur ou comme une marque pour aider à reconnaître un tombeau. On peut même penser que quelques-unes de ces fioles furent employées pour désinfecter les galeries et purifier Pair corrompu par les émanations des cadavres.