AKCOSOLB DU CIMETIÈRE DE CYRIAQUE
cimetière un grand nombre de « cellae memoriae » (*), les unes avec une seule abside, « cella absidata » ou simplement « cella », les autres avec trois absides ou plus, « cella trichora,
1. Le sens du mot € menioria » dans le langage épigraphique et sépulcral dérive du € titulus » inscrit sur les pierres commémorât ives de défunts : MEMORIAM POSVIT, FECIT. Les chrétiens appliquèrent ce mot d'une manière spéciale aux C loculi > contenant des reliques. Dans l'enceinte d'une basilique ou d'un oratoire, la € memoria martyris > est composée de deux parties essentielles : l'une, inférieure, est la € confession », image réduite de l'hypogée sépulcral ; la partie supérieure est l'autel avec son € ciborium ». Cf. DeRossi, Rom.sott., t. III, p. 425-426; Bullettino, *&77» P» 97 &l- » — Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes, art. Confessio,
hexachora, etc. » Certains mausolées étaient de grandes dimensions, comme celui de Ste Hélène sur la Via Labicana, celui de Ste Constance, etc. Près du lieu où se trouvait ce dernier, on peut reconnaître des murs qui faisaient d'abord partie du palais de Constantin et qui furent ensuite transformés en murs de cimetière.
Les cimetières à la surface du sol ont été certainement endommagés par les Goths de Vitigès, en 537. Les ravages dont nous parle le Liber pontificalis ont dû porter surtout sur ces monuments, au milieu desquels ils avaient établi leur camp, ainsi que nous le savons par Procope. Quelques années plus tard, sous le pontificat de Jean III (560-575), on constate un changement radical dans l'administration des cimetières. Après avoir été jusque-là rattachés aux titres, ils passèrent sous la juridiction directe du Palais pontifical. C'est sans doute alors que l'on commence à avoir des cimetières à l'intérieur de la ville: aucun monument, aucune inscription postérieure au VI e siècle n'a été trouvée hors des murs, sauf dans les grandes basiliques. On établit ou du moins on agrandit un cimetière sur l'Esquilin, près de Ste-Bibiane, € ad ursum pileatum », distinct de celui du même nom sur la Via Portuensis. Chaque paroisse bientôt eut le sien, construit sur le modèle des anciens cimetières. Natur rellement les grandes basiliques furent toujours des centres de sépultures ( x ).
Nous avons maintenant à étudier les monuments que renferment les catacombes. Ils sont de deux sortes : les inscriptions et les œuvres d'art, peintures ou sculptures. Ils feront l'objet des deux livres suivants.