XX INTRODUCTION
stations dans nos missels modernes. On en compte trois : le Saeramentaire léonien, le gélasien et le grégorien.
I^e Saeramentaire Uonien est le plus ancien ; on peut fixer la date de sa composition au milieu ou à la fin du VI e siècle. Il a été publié pour la première fois par Bianchini (1735), puis par les frères Ballerini dans leur édition des œuvres de S. Léon ('), et par Muratori dans sa Liturgia romana vêtus (1748), d'après un manuscrit du VII e siècle appartenant à la bibliothèque du chapitre de Vérone. C'est un recueil de formules liturgiques, compilé par un particulier qui aura eu à sa disposition plusieurs livres officiels en usage dans les différentes basiliques de Rome. Les formules sont d'époques très diverses: quelques-unes peuvent remonter au IV e siècle, d'autres paraissent contemporaines du pape Vigile. Dans l'ensemble, elles s'accordent bien avec l'époque et le style de S. Léon I er , ce qui explique le nom donné à cette compilation. Le nombre et la précision des indications topographiques ne laissent aucun doute sur l'origine romaine du recueil ( a ).
Le Saeramentaire gélasien ( 3 ) représente l'ordre liturgique adopté en France du VI e au VIII e siècle par un bon nombre d'églises désireuses de se conformer à l'usage romain. Jean Diacre ( 4 ) et d'autres témoins du IX e siècle le font remonter au pape Gélase. La plus ancienne copie est le ms. 316 du fonds de la Reine, au Vatican, qui a été publié par Tomasi dans ses Codices Sacramentorum (1680) et par Muratori dans le tome I de la Liturgia Romana vêtus (1748). Il ne faut plus chercher ici d'indications topographiques, on n'y trouverait même pas le nom d'une seule basilique de Rome : les formules