‹ Éléments D'archéologie ChrétienneChapitre 155 sur 307 · IÔ · texte numérisé non relu

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Recbssit a saecvlo, Vixit in hoc saecvlo, In hoc TVMVLO REQVIESCIT, sont de l'époque de la paix. Enfin toutes celles qui parlent de la vente du tombeau, de l'achat aux fossoyeurs: Locvs EMPTVS A FOSSORE, Pretivm datvm FOSSORl, sont de la dernière période des catacombes.

EMPTVM LOCVM AB AR TAEMISIVM VISOMVM HOC EST ET PRAETIVM DATVM FOSSORl HILA RO 10 ESTFÔL NMiPRAE SENTIASEVERI FOSSETlAVRENT

{Mut. Cap» el é Afus. Lat., X. 2Ç.J

HIC • IACBT • HBf ACLIVS • CIVIS • SBCVNDVS'KBTVS* FILIVS'LVPICl NI'BX • KRABSI4MBVS • QVI*FVIT*

PRABPOSITVS • MlLtTVM • FOrBNStVM • BT • VIXIT ANNIS • XXXV - DBP'Xn • KAL AVGVSTAS •

(Mus. Lot.. XII, jj

Certaines inscriptions chrétiennes, pour la plupart postérieures à Constantin, sont métriques. Les anciennes sont courtes, et rappellent des souvenirs classiques, notamment des vers virgiliens. On trouve fréquemment ce vers de Y Enéide : (*)

Abstulit atra dies et funere mersit acerbo.

Il y a aussi des inscriptions métriques composées de « quasi yersus ». Ce genre a été Inventé au III e siècle par le poète chrétien Commodien ( 2 ). L'inscription du diacre Sévère, à St-Calixte, est en € quasi versus > ; de même celle de

i. Liv. VI, v. 429.

a. Cf. Ludwig, Commodiana carmin a, Leipzig, 1877-1878; — Mgr Freppd, Co mt mdren, V e leç.

St-Agapit, à Palestrina (*). Ce genre de poésie a continué au IV e siècle et jusqu'au V e .

Enfin dans les inscriptions postérieures on trouve des formules déprécatoires et même des malédictions contre quiconque violerait le tombeau :

MALE PEREAT INSEPVLTVS IACEAT NON RESVRGAT CVM IVDA PARTEM HABEAÏ SI Q.VIS SEPVLCRVM IIVNC VIOLAVERIT ( 2 ).

Elles sont plus rares dans les inscriptions anciennes ; cependant on en lit une à l'entrée du cimetière de Domitille :

SACER LOCVS SACRILEGE CAVE MALV

Une inscription de Côme est ainsi conçue : B . M . HlC REQVIESC1T IN PACE FAMVL XPI GVNTELDA SP F QVAE VIXIT IN HOC SÀECVLO AN . P . M . L DEP . S . D . III KL SEPT • ADIVRO VOS OMNES CHRTSTIANI PER DO ET PER TREMEND DIE IVDICII VT HVNC SEPVLCRVM VIOLARI NVNQVAM PERM1TTATIS SED CONSERVETVR VSQVE AD FINEM MVNDI VT POSSIM SINE IMPEDIMENTO IN VITA REDIKE CVM VENERIT QVI IVDICATVRV$ EST VIVOS ET MORTVOS. Quelquefois enfin on rencontre l'expression : An athem a sit... Maran Atha.

L'orthographe des inscriptions est un des éléments qui permettent de retrouver leur date. Les anciennes sont généralement correctes. A partir du IV e siècle, elles présentent de nombreuses fautes ; beaucoup de lettres sont changées, on écrit suivant la prononciation populaire: Bixit (vixit), BIBAS (vivas),vlsOMVS (bisomus), etc. On emploie des termes familiers : Tata, père; nvnnvs, grand- père; des idiotismes vulgaires : Toti très POSVERVNT. C'est le f latinum rusticum > d'où est dérivée la langue italienne.

r. Sufir.. p. 137.

a. Aringhi, Roma svbttrranea, t. II, p. 174.

Des indications précieuses nous sont aussi fournies par les signes idéographiques, les symboles, employés pour abréger la pensée. Ainsi la colombe avec la branche d'olivier, ou Tune et l'autre séparément, expriment la paix et se substituent à la formule In PACE. — L'ancre, forme cachée de la croix, signifiait l'espérance en la croix de Jésus-Christ. On la trouve plus rarement après le III e siècle. — Le poisson représente Notre-Seigneur, dont il accompagne ou même remplace le nom, quelquefois aussi les fidèles ( x ). — La palme, symbole de la victoire, est aussi très fréquente et très ancienne. On y a ajouté quelquefois la couronne de laurier ou la couronne athlétique.

NICEM.À VIRGO DEI QVAE VI XIT ANNOS PM -XXXV. DE POSITA -XV. K\L MAIAS BENE MERENTI IN PACE

(Mus. Lat %% XI, r.)

EXVPERANTIO PAT ER SVVS FILIO DVLCI

SSIMO QVI BIXIT ANN < ' \f

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