Cf. Dufresne, Lu cryptes vaticanes, p. 6a
dates consulaires avec l'ère de Rome. Il y eut plusieurs documents de ce genre. Les premiers furent les Fastes Capitolins, commencés sous Auguste, vers Tan 724, et abandonnés après Tan 12 de l'ère chrétienne. Ils avaient été placés sur les murs de la maison du grand Pontife, sur la voie Sacrée. C'est près de là qu'on en a trouvé les fragments. Ils sont sans utilité pour l'archéologie chrétienne, aussi bien que les Fastes des Collèges sacerdotaux et funéraires, qui vont jusqu'à la fin du II I e siècle.
Parmi les Fastes postérieurs, les plus importants sont : les Fastes philocaliens, contenant la liste des préfets de Rome et des consuls de 254 à 354 ; — les Fastes du Canon de la Pâque, occasionnés par la question de la célébration de la Pâque, qui donnent les noms des consuls de 312 à4i2 ; — la Chronique de S. Athanase, extraite de la traduction syriaque de ses lettres, publiée par Cureton (1848), et traduite par le C al Mai ; — le Catalogue des fastes consulaires, dans le ms. 2077 du fonds de la reine Christine au Vaticarl, qui donne les consuls de 354 à 398, et les consuls de l'Occident jusqu'à 437, avec quelques lacunes. I es Fastes de S. Prosper d'Aquitaine vont jusqu'à 455 ; ceux d'Idace, évêque en Galicie, jusqu'à 468 ( f ) ; les Fastes consulaires de Vérone, de 439 à 486 ; la Chronique de Cassiodore, secrétaire de Théodoric, jusqu'à 559. Les Fastes orientaux sont de peu d'utilité pour les inscriptions romaines.
Les inscriptions consulaires antérieures à 410 sont peu fréquentes dans les cimetières à la surface du sol ; après cette date, elles le sont beaucoup plus. Réciproquement, après la même date on voit rarement des inscriptions consulaires dans les cimetières souterrains. Une seule a été constatée par de Rossi à St-Pancrace : elle est de l'an 454; mais elle constitue une vraie exception. On en a cependant récemment trouvé quelques autres.
En résumé, on peut, avec de Rossi, tirer de l'étude chronologique des inscriptions chrétiennes les règles suivantes :